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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 La jeune femme auréolé, clarté, lumière, pour la prière, quelle belle vision ! Cette jeune femme est sur la voie du salut, atteindre le ciel et la grâce, dire que cela est vrai est toujours captif de l’influence secrète du grand Dieu, de son Fils et de son Saint-Esprit. Ici, sur cette image, adroitement combinés, le passé et le présent donnent une si belle représentation de la femme. Le visage, la pose, la gestuelle, la composition circulaire, tout cela me rappelle la vierge à l’hostie d’Ingres. Quelle joie de voir la modernité prendre au passé ses richesses, c’est guider fermement l’esprit sur des sentiers instruits, c’est aussi le rendre fécond. Car ces bienfaits entrainent l’œil au talent et obtiennent de nous des références bien établies que l’on revisite pour mesurer tout le génie humain. Ah, mademoiselle, pour une âme distraite on ne vous verra pas comme une nature dont le principe et le fond font un ensemble bien coordonné ! Regardez, elle dissipe toute inquiétude, les lèvres s’épousent, tendres entre elles, les yeux mi-clos, en eux-mêmes, les joues polies, douces, les cheveux coiffés et vernis, les doigts entre eux, combinés et clairs, le bleu et le rouge conviennent bien, nous n’irons pas chercher ailleurs d’autres mélanges. Cette jeune femme, sablonneuse, délicate, retirée, prudente, dresse son beau corps, le nettoie et le parfume aussi, ça se voit. A moins qu’elle ne me le demande, je jure de ne point songer à d’autres soins en la regardant ainsi. C’est une vierge aux nefs bien nourries, aux entrailles bien moelleuses, élevée dans la bienveillance et l’amour. Avec assurance et fermeté dans son cœur, elle vient de me dire que sa mère l’a enfanté pour un très grand bonheur. Priez, lui répondis-je, craignez qu’un vain plaisir vienne vous détourner. Pour moi, rien ne lui a été ravi, manifestement aucun homme ne pourrait vouloir autre femme tant elle semble constituer la meilleur part. C’est mon espérance ici qui demeure, sans doute qu’elle obéira à ses pieuses pensées, je dirais d’elle qu’elle est bienheureuse. C’est ça le bel esprit, la nature fertile en cette demeure, partage aussi ses autres talents d’une manière plus subtile, ce sont les charismes, des prouesses du cœur qui ne servent qu’à sanctifier l’âme par la vertu. Comprenez bien, les trompeuses raisons de la désobéissance ne fournissent pas autant de belles images, bien au contraire, elles négligent la beauté qu’enferme le silence, l’humilité et la patience. C’est avec ces forces, aimées du ciel, que l’on pourra nourrir abondamment l’esprit, un style bien ébréché en ces temps, surtout en art. Mais ici l’imitation de la renaissance est admirable, on y retrouve  le visage de la Vierge à l’enfant de Raphaël et celui de la Sainte Anne de Léonard, sublime, agréable, juste dans le ton. Jamais ne souille l’œil, entasse même dans le cœur des raisons d’espérer et interroge sur la condition humaine. Ô Dorothée, ne nous refusé pas d’autres créations comme celle-ci, c’est une tâche illustre pour moi ! Il est possible qu’en disant cela je parle contre vous, pour mon malheur ce temps a un cœur de pierre, inflexible et intraitable avec tout ce qu’il fait de médiocre. Mais moi, je n’oublie pas les splendeurs d’antan, les mains habiles et les esprits réfléchis.

Antoine Carlier Montanari

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