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Publié par Alighieridante.over-blog.com

                   

 Il faut avoir lu René Girard et Simone Weil avant d’affirmer que le messianisme chrétien est un messianisme prématuré. Au regard de l’histoire humaine à la question de savoir si l’humanité a un Messie, et en répondant le plus raisonnablement possible, le seul, pour l'instant, qui ait rempli honorablement ce rôle n'est autre que le Christ. A bien y réfléchir, à part les musulmans qui ont presque la même considération que les chrétiens concernant le personnage, je ne vois pas ailleurs, ni chez les juifs, qu'ils l'attendent toujours, ni chez les bouddhistes, dont la notion est étrangère, ni même chez les athées, dont la chose est invraisemblable, une présence aussi élogieuse et suffisamment importante, qui aurait tout aussi radicalement bouleversé l’humanité. A vrai dire, si l’on tient compte de la seule réalité historique, aucun autre homme que le Christ n’a porté ce titre, voyez-vous, l’humanité toute entière s’est incrémentée sur le jour de sa naissance. De plus, si l’on cherche dans quelques encyclopédies ou quelques dictionnaires la définition du mot messie, celle-ci prend systématiquement en exemple le Christ. En considérant cela, il serait intéressant de savoir, pour le reste de la planète qui ne croit pas en lui, quel profil de messie serait plus élogieux ! Du point de vue du judaïsme, l’attente du messie a fini par épuiser les consciences, c’est donc un messianisme tardif qui se dessine, si tardif d’ailleurs que les élites juives préfèrent parler de messianisme sans messie. Ce qu’ils refusent de voir et ce qu’a vu Simone Weil qui était juive, c’est l’incarnation de Dieu dans la chair, et ce refus par le peuple du Jourdain a coupé toute révélation de Dieu. Depuis, seul le catholicisme est le réceptacle d’une multitude de révélations célestes, qui, de par le monde, attisent les foules à l’introspection et à la réconciliation. La Salette, Lourdes, Fatima, Guarabandal, Guadalupe et Medjugorge, forment la partie visible de ce lien unique. La croix est devenue le plus grand des symboles religieux au point que le diable lui-même en abhorre la forme et le fond, l’excellent film de Friedking de 1973, l’Exorciste, témoigne de cette autre réalité qui va par la suite inspirer toute la culture moderne qui va faire du prêtre catholique le véritable soldat de Dieu. Ainsi, le diable nous témoigne de ce qui lui fait horreur, l’antéchrist est sa réponse, Le prince des ténèbres de John Carpenter, en 1982, nous en donnera un aperçu. Mais il faudra incontestablement se tourner vers le livre du père Gabriel Amorth, Confession, pour observer l’imprégnation du Mal dans notre société, ce même mal qui considère le catholicisme comme l’ennemi à abattre et qui pourra être vérifié par l’excellent ouvrage de Jean Kotska, ancien franc-maçon, Lucifer démasqué. Mais c’est Nietzsche qui enfoncera définitivement le clou, son Ecce Homo et son Antéchrist feront de lui un philosophe équivalent à Platon et Aristote. Dieu doit mourir, c’est le slogan, on le répétera jusqu’à la fin du monde, et Zarathoustra annoncera sa mort au saint qui vit au bas de la montagne. Le Christ est toujours en train de mourir, la Sainte messe en témoigne, voyez-vous on ne s’acharne ni sur Abraham, ni sur Moïse, le Christ est véritablement l’homme à abattre ! Ce crime fondateur va inspirer les grands chefs d’œuvres de la civilisation occidentale et ce socle esthétique et moral va proclamer partout le triomphe de Christ. Le christianisme sera la religion de l’image, c’est pourquoi la divinité de Dieu est visible dans le Christ, celui qui m’a vu a vu le Père (Jean 14). Sa gloire a dépassé tous les prophètes et même Mahomet prépare les musulmans à son grand retour. Ainsi plus le monde avancera dans la fin des temps, dans cette apocalypse annoncé par René Girard, les musulmans se tourneront tout naturellement vers ce passage du Coran qui annonce le retour du Christ. Cette repolarisation de l’Islam vers le christianisme fait trembler certaines puissances mercantiles qui voient mal cette universalité chrétienne triompher.

 Le jugement dernier qui décore en gloire la Chapelle Sixtine a déraciné les dieux primitifs et a fait du christianisme la seule religion anti persécutrice en rendant caduque la loi du talion déjà bien installé dans le judaïsme. Les catholiques ont fondu l’or du veau pour orner les autels et les tabernacles, à Dieu fut rendu tous les honneurs. Si l’homme fut ainsi capable de se dépouiller pour racheter son âme, le riche pouvait ainsi entrer dans le royaume de Yahvé. On a beau chercher d’autres voies, on ne peut pas trouver meilleur route, l’Eglise est de toutes les institutions religieuses celle qui rapproche le plus fortement les hommes à Dieu. Quand le Christ propose au jeune homme riche de se dépouiller celui-ci refuse et préfère se consacrer à sa fortune. Ce comportement est remis en question avec le Christ, lui seul peut désormais faire passer un chameau à travers le trou d’une aiguille. Ce changement de cap sera révélé par les saints, le philosophe allemand Peter Sloterdijk (7) parle de l’Eglise catholique comme d’une banque mondiale du salut, où les saints et les bienheureux sont les expressions ou les produits finis qui élèvent le niveau de dignité de la race humaine. Mais c’est le cinquième commandement, Tu ne tueras point, qui sera manifestement remis en perspective par le Christ, la nécessité de pardonner à ses ennemis devient un credo majestueux pour toute l’humanité, cette transformation majeur de ce commandement va bouleverser les cœurs et reconfigurer la psycho-politique. Il suffit pour cela de comparer les systèmes, le rôle du Christ a inversé le principe du monde, dent pour dent, œil pour œil, main pour main, la seule phrase du Christ à Pierre sur l’épée (1) annule les ressources sacrificielles en place. Au moment précis où les premiers juifs se convertissent à ce modus operandi, la violence est expulsée, éclate ainsi au grand jour le génie de Dieu. Il faut penser ce triomphe de la vie, nous dit René Girard, d’une vie qui transcende toutes les possibilités d’anéantissement infini, (2) on sait ce qu’il adviendra sous la plume de Chateaubriand. Cette non-violence sans condition éloigne l’humanité restée ancrée sur ce principe du monde enfanté par la faute originelle et qui sous le Christ devient l’alternative la plus évoluée pour atteindre la paix. La colère détestable que nous chante Homère ne peut qu’engendrer sous le prisme Girardien qu’une infinité d’explosions, qui, lorsque l’homme aura atteint sa pleine puissance pourra tout anéantir. Le positivisme juif ne peut qu’à peine effleurer l’amplitude de la croix, aucun « saint juif » n’est apparu assez solide pour oser la comparaison avec les derniers disciples chrétiens tels que Mère Térésa, Jean-Paul II ou encore Martin Luther King. En 1972, l’opération Colère de Dieu vient démontrer l’exacte contradiction entre le messianisme juif et chrétien. L’enseignement juif n’a pas saisi l’approche du Christ, le Sanhedrin n’a pas vu assez grand, ils ont des yeux et ne voient pas nous avait dit le prophète Jérémie, le structuralisme juif s’est empêché d’atteindre sa pleine maturité, on a affaire à un autre pharaon incapable de voir dans les prodiges la main de Dieu, les miracles du Christ n’ont pas suffi, et effectivement ils ont tout naturellement envoyé l’agneau à l’abattoir. Toutefois une question se pose, comment une foule, qui, le dimanche des rameaux, acclame Jésus et qui, trois jours plus tard, se retourne contre lui ? Parce qu’un Dieu de non-violence descendu sur terre ne peut pas survivre dans un univers de violence, (3) nous dit René Girard. Cette logique est implacable et la seule manière possible pour que les hommes ne s’autodétruisent pas, à l’heure de la bombe atomique et des armes de destruction massive, c’est qu’ils doivent renoncer à la loi mimétique du talion et faire comme le Christ lui-même. Il est donc visible aujourd’hui que nous sommes en pleine apocalypse parce que les hommes se sont éloignés du message évangélique en écoutant l’Antéchrist de Nietzsche. C’est précisément la phrase de Saint Paul, Je ne connais que la croix et le Christ crucifié, qui révèle efficacement les puissances de ce monde. Depuis que les peuples ont cessé de porter leur croix avec la patience augustinienne, la loi du talion est revenue tout naturellement reprendre sa place. Les antéchrists ont fleuri, Staline et Hitler ont appliqué à la lettre la vengeance et nul doute que l’avortement fut la réponse du berger à la bergère. Jean-Paul II a qualifié ce fascisme de gauche de culture de mort qui a sanctifié la violence sous couverture d’une idéologie sociale. Dans la mesure où Marx fut honoré et étudié à ses dépends, la lutte des classes revisita la loi du talion et la justifia habilement d’égalitarisme. C’est le nouveau salut existentiel, la félicité sur terre, Darwin et Nietzsche, les chrétiens puis Freud et Marx, les juifs, ont institutionnalisé la révolte, tout comme Lucifer. Ces fauteurs de trouble, à part Marx, se sont opposés au Christ avec une théologie profane dont l’unique désir était d’abolir la place de l’Eglise catholique dans le monde. Rome, la ville éternelle, la nouvelle Jérusalem, place centrale de la diplomatie mondiale, est devenue en quelque sorte le point référent du monde comme le 0 sur l’échelle du temps. C’est la raison pour laquelle les papes sont devenus des ambassadeurs divins qui attirent les foules par millions et font abattre des murs ou élever des ponts entre les différentes croyances (œcuménisme). Et tandis que les juifs demeurent claustrophobe au multiculturalisme, que l’Islam tend à s’enfermer dans le terrorisme faute de clergé, le catholicisme qui veut dire universel, accueil les communautés les plus diverses. Ce messianisme planétaire fait du catholicisme une banque mondiale de la sainteté, dont les membres les plus imminents confondent les scientifiques et les savants, tant les miracles observés sont incroyablement évidents. Contentons-nous de la remarque de Descartes dans sa méthode, le catholicisme est incomparablement mieux réglée que les autres religions, car elle seule représente le mieux les ordonnance que Dieu a faites. Le schéma pyramidale crédibilise la plus vieille institution du monde et fait d’elle le modèle adéquate de tout système politique et économique. En effet elle a patiemment mise en place, pour reprendre vos mots, une société idéale qui fait qu’aujourd’hui les pauvres du monde comme les esclaves au temps de l’empire romain, se tournent irrémédiablement vers les terres chrétiennes. Israël n’incarnant plus que le lieu d’un conflit sans issu, le judaïsme et l’islam n’attireront pas les masses en quête de paix. Les contorsions talmudiques essaieront, pour survivre, de plagier les valeurs de solidarité chrétiennes et la communauté juive toute entière, à défaut de messie, retournera en Israël pour tenter de retrouver un brin de paix. Le peuple élu, abattu par les longues années d’errance et de persécution devra se remettre en question avant que leur nombre ne se réduise à rien. C’est là qu’il faut reconnaître la conversion du grand Rabbin de Rome E.Zolli au catholicisme, ce fut la même considération de Paul au Christ crucifié dans lequel ces deux juifs ont reconnu l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe sur l’innocent frappé, humilié puis tué. Saul devenu Paul est donc l’exemple type du juif converti, Simone Weil, à qui la présence du Christ a oscillé l’âme, aimait particulièrement cet appel de saint Paul à l'imitatio Christi: Comportez-vous ainsi entre vous, comme on le fait en Jésus-Christ. (4). Dans ce judaïsme vrai, Proust, dans sa recherche du temps perdu, parle de cette pensée que les juifs ont mis une seconde fois le Christ sur la croix (5). Les juifs devenus chrétiens remettent en cause la vision élitiste de la Torah, bien évidemment ce dogme instruit directement par la bouche de l’Eternel les glorifie d’une manière si particulière qu’ils en ont réellement fait leur premier commandement. Mais l’Eternel s’est tût pour eux, plus aucun prophète, plus de signes, que des lamentations et des pleurs, des guerres et des restrictions, c’est certainement là leur malédiction ! N’oublions pas qu’ils ont préféré suivre Aaron en adorant le veau d’or alors qu’ils avaient connu les signes et les prodiges, la colère de Moïse fut à la hauteur !

 Comment certains juifs, parmi les plus éminents, ont pu délibérément laisser un autre juif, innocent, entre les mains des romains et le préférer à un assassin comme Barrabas ? Je vous pose la question car le dividende d’une telle constatation m’amène à considérer que l’autorité juive, en lieu et place du moment, n’avait pas su estimer possible, au regard du peuple juif, qui lui avait suivi le Christ, la présence de Dieu dans l’homme aux miracles ! Le messie juif serait comparable à l’homme d’acier de la bande dessinée, puissant et invincible afin de détruire les ennemis d’Israël, ce que nous dit exactement Fabrice Hadjadj, 6), et le Verbe, poursuit-il, a rejoint le ventre parce que c’est le lieu d’une catholicité profonde. Le peuple juif est beaucoup plus sensible au concept de la force qu’à celui de l’amour, faisant ainsi du Christ, par cette seule considération, un faible. Ce messie ne correspond donc en aucun point au type de héros grec, Achille ou juif, si l’on pense à David par exemple, c’est pour cela donc que le principe de non-violence absolue qui définit la psychologie du Christ est incomparablement avant-gardiste et novatrice au point qu’aucune conscience, à l’époque, n’était en mesure de comprendre la hauteur de vue de Dieu. A la surprise générale, Dieu a pu surprendre le diable dans son principe, car si ce dernier avait pu voir dans quel piège il allait tomber en le crucifiant, il n’aurait jamais procéder de la manière, sa mort à engendré un mimétisme comportemental qui a pacifié progressivement le monde. Cette hauteur de vue aurait dû interpeller tout le corpus juif, cela m’inquiète, ils n’ont pas encore remarqué la puissance politique du Christ, c’est le début de l’égalitarisme des âmes devant Dieu et le début du rachat universel. La figure noble, innocente et pauvre du Christ, immergée dans une société élitiste ne pouvait qu’échouer, les principes rigoureux de l’orthodoxie juive et romains étaient incapables de comprendre l’amour inconditionnel, à savoir aimer ses ennemis. C’est pour cela que sa mort fut inévitable, et cette seule mort a fait du Christ le personnage le plus important de la planète, le plus commenté également, juste devant Napoléon, qui dira de lui : Tout de lui m’étonne, son esprit me dépasse et sa volonté me confond. Il n’y a pas de terme possible de comparaison entre lui et quoi que ce soit au monde. Si le sanhédrin, dans une vision, avait pu voir ce qu’il en adviendrait, qu’aurait-il fait ? Je vous pose la question monsieur Banon, comment un juif éclairé peut-il faire l’abstraction d’une telle évolution et ne pas voir dans ce messie charpentier la réelle figure du Dieu Unique et Parfait ?

 Car c’est un Dieu sage et patient à la colère qui est en Christ, avec lui Dieu ne veut plus de sacrifice, que veut Dieu alors, il veut que les hommes soient capables de dire je préfère aimer mes ennemis pour leur pardonner et mourir plutôt que de les tuer, sinon, de la même manière que les radicaux musulmans, qui au nom de Dieu massacrent les hommes et qui considèrent que le lieu le plus saint de la terre, est le lieu où Abraham se tint (s2, v125), lequel accepta de tuer son fils pour Yahvé, trouveront toujours une raison dite « supérieure » pour justifier leurs crimes. Le deutéronome (7.1-26) nous le prouve bien, lorsque l'Eternel, ton Dieu, te les aura livrées et que tu les auras battues, tu les voueras à la destruction. Tu ne concluras pas d'alliance avec elles et tu ne leur feras pas grâce. Ce passage est véritablement génocidaire et pourtant l’Eternel, qui est tout puissant, peut arranger ceux qui useront de cet épisode pour massacrer leurs ennemis. Heureusement les évangiles épargnent les chrétiens de ce Dieu jaloux et en colère, le Dieu Trinitaire est au-dessus de ce processus primitif, qui bien qu’il soit compréhensif pour l’époque, ne peut plus désormais être en vigueur après le passage du Christ devant l’humanité.

 La situation qui est la nôtre, en suivant ce que dit René Girard, nous oblige à reconsidérer l’alternative christique où le seul choix possible demeure l’acceptation de son propre sacrifice, il n’y a pas d’alternative supérieure qui puisse protéger de la vengeance qui, implacablement engendrera un cycle continu de violence jusqu’à ce que l’un obtienne un moyen technologique hyper dévastateur. Il n’y a pas de terrain neutre sur lequel on puisse établir sur la longue durée, si les deux parties appliquent ce précepte la paix est garanti en profondeur, il faut donc participer réellement soi-même, c’est préférer mourir plutôt que de se venger. Le Christ a tout saisit, et pour comprendre vraiment sa Passion il faut réaliser avec quelle résignation il l’a introduit dans les esprits, le mimétisme de la croix a été jusqu’à Rome où les esclaves devenus chrétiens ont montré dans les cirques la même abnégation, la grâce qui en découle a transformé l’empire et l’a même converti, le parallèle avec le 3ème Reich et la Shoah démontre que dans une même situation le résultat n’est pas le même. Le but étant d’accepter le sacrifice afin de gagner le véritable royaume, celui de Dieu et non celui des hommes. Ainsi Dieu sublime tout et la grâce abonde sur le peuple qui choisit ainsi cette voix purificatrice, l’agneau d’Abraham est la préfiguration du Christ, l’agneau de Dieu. Sa prédication bouleverse et choque tout le monde, elle s’oppose aux formes établies d’un religieux juif et romain qui perpétuent la loi du talion. Ce choix supérieur sacrifie à l’exigence d’autrui pour annuler l’effet mimétique de la vengeance, condition élémentaire et absolu pour que la paix règne, le Christ est le seul homme qui comprenne ce mécanisme, et donc est finalement tué comme le fut Abel à la suite de la nouvelle condition imposée par le péché originel.

Antoine Carlier Montanari (réponse suite au texte de David Banon dans le Hors Série du monde sur l'Apocalypse d'hier à demain, paru au mois de mai 2016)

 

 

  1. Matthieu, 26-52
  2. René Girard, les grands entretiens d’ArtPress, p27
  3. René Girard, les grands entretiens d’ArtPress
  4. Christine Hof
  5. Proust, La recherche du temps perdu, tome 10, édition 1919, p304
  6. Le Figaro, Fabrice Hadjadj, 26.03.2016, se représente le messie comme un super-superman faisant des prouesses spectaculaires.
  7. Peter Sloterdijk, Colère et Temps, p197,198

 

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