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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 A daté du 29 avril, 3 articles économiques témoignent de la fragilité du système et de son inquiétante chute. Si l'on peut convenir qu'il peut en apparaître régulièrement, il faut veiller à s'en inquiéter lorsque l'écho se fait persistant. Les fluctuations monétaires et les incertitudes de l'avenir font bien entendu parti du cheminement de l'économie mais mes propos ne sont pas là pour rendre compte d'une énième crise mais du probable effondrement du système. Aux dires de mes dernièrs commentaires, conviendront que ma pensée met en lumière la faille sur laquelle est construit l'ensemble du monde économique. Il est peut-être rendu facile d'utiliser les mots qui témoignent de ces bouleversements, de témoigner du monde qui chavire, mais il est autre de lier les évènements entre eux et de comprendre les causes qui nous y amènent. Beaucoup d'entre nous se résument la vie à la consommation quotidienne, pensant que tout ceci continuera de manière continue. A cette raison qui peut suffire à stabiliser nos sociétés ne peut plus fournir aujourd'hui l'équilibre nécessaire aux divergences du monde. Pour cela il faut chercher ce qui nuit à l'ensemble, comme je l'ai souvent écrit, certaines parties influentes prospèrent au détriment des autres, mais plus que cela, car beaucoup diront qu'on le sait déjà, que ces sphères d'influences ont aujourd'hui des capacités qui peuvent rapidement faire sombrer un état dans le chaos. Je n'expliquerai pas ici les moyens utilisés car tout le monde les connaît et chacun sait qu'il est d'avantage soumis aux progrès techniques. A l'échelle qui est est la nôtre, si l'on attache à rendre visible ce qui ne l'est pas, permet la mise en évidence d'un mécanisme sournois. C'est pour cela qu'aux articles du figaro et du monde, peut-apparaître le chaos. Les mots sont ici biens choisi car si le lecteur se montre attentif il verra apparaître une sérieuse menace.

 Cyrille Lachevre nous parle dans le figaro économique de la montée de l'euro face au dollar, son ascension bouleverse le vieux continent au point de considérablement aggravée sa situation financière. Aux explications qui s'en suit et qui expliquent le pourquoi du comment, il construit l'équation en évaluant la fragilité de l'économie américaine. Citant certains économistes américains qui soulignent les doutes qui entourent la soutenabilité des finances publiques, point majeur qui empêche la croissance de rebondir. L'on voit bien à ses mots que la locomotive américaine faibli au point que le dollar ne semble plus convaincre les investisseurs. Celui-ci se retrouve remis en question, son affaiblissement parait inévitable et certains conviennent que l'Europe payera le prix fort, rappelant évidemment les cas Grecs, Irlandais et Portugais. Je pourrais m'arrêter à ces mots, penser que nos dirigeants trouveront les solutions pour nous remettre sur les rails. Cependant il n'est pas certain que ces derniers peuvent accomplir cette tâche, et c'est en cela que le monde est au bord du précipice. L'absence de réponse accroît l'inquiétude chez les instances économiques, presque incapable de comprendre la précipitation des évènements dans le monde. Je ne répéterai pas l'adage sur la prévention, mais il est utile à la vue de ce qui se prépare, que certains faits accroissent considérablement la stabilité. Envisager le pire est essentiel à la compréhension de la modernité, celle-ci ayant démontré tout au long du XXème siècle ses capacités à pousser l'humanité au bord du gouffre. C'est pourquoi il est important de souligner ce qui pourrait entraîner une nouvelle calamité et dans cette optique de rendre compte des évènements pivots. Pour reprendre le discours qui est le mien sur la crise économique, je soulignerai donc les mots du président de la réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, lors d'une conférence de presse, qui exprime les incertitudes qui planent désormais au dessus des comptes de la bannière étoilée. C'est en ce point qu'il faut commencer à relever la faille qui s'immisce dans le socle américain. Les politique républicaines et démocrates ont fortement dégradé le dollar, l'agence de notation Standard & Poor's s'est exprimé sur le sujet en remettant en cause la capacité du gouvernement en place pour résorber la dette. Au jour qui est le nôtre, les organisations mondialistes ont tout fait pour que le libre-échangeaboutisse, la politique des dominos est achevée. Tout évènement majeur sur l'une des parties aura une conséquence sur l'autre, l'interdépendance est omniprésente et chaque bouleversement aura un impact sur l'ensemble des économies. Chacun est lié à la performances de l'autre et l'on constate maintenant aux conséquences, que le mondialisme nous a peut-être piégé. Karine Berger, économiste chez Euler Hermes évoque le cas Fukushima comme exemple pour crédibiliser l'interdépendance. En effet elle explique que les risques actuels, d'ordre politique, économique, militaire ou naturel ont un effet immédiat sur l'économie mondiale. Particulièrement lorsqu'elle ajoute, "Le poids des dettes souveraines, en particulier dans la zone euro, génère des besoins croissants de financement et un risque d'effet domino comte tenu de l'imbrication des flux bancaires",  rappelle que désormais le monde est lié par l'argent.  Il convient donc d'envisager que tout évènement majeur à l'exemple d'une catastrophe naturelle aux États-Unis provoquerai une chute sensible de la croissance. A cette idée pourrait donner l'envie à ceux qui comme Hitler ou Staline rèvent de diriger le monde, d'user d'ustensiles capables de générer une telle dévastation.

L'on peut donc voir qu'au travers de ces articles, d'un journal de droite et d'un autre de gauche, le monde économique prend conscience du virage qui s'amorce. Le constat est à faire et les faits qui se font jour obligent les dirigeants à prendre la parole. Aux propos qu'ils tiennent, alarmistes et inquiets, ils conviennent des perspectives plus que moroses mais font preuve hélas d'un aveuglement des causes profondes d'une telle situation. Il est regrettable de voir de tel analyses ne point remettre en cause un système qui participe à sa propre destruction, de ne point mettre en exergue le déséquilibre du partage des richesses et ne pas convenir d'une restructuration de l'ensemble. A leurs yeux et c'est là le reproche que je leur faits, c'est de systématiquement proposer des réponses en mesure monétaire. La rhétorique qui est la leur s'incrémentent de termes économiques, font fi des thèmes philosophiques, religieux et moraux. A ce qui nous constitue, témoigne de plus de 6000 ans d'histoire, l'homme a besoin bien plus d'une politique basé sur l'amour que sur le rendement. Aux lire de ces articles, le lecteur pourra s'inquiéter de l'état du malade mais sa perception de l'avenir ne pourra se faire juste s'il n'envisage pas la part manichéenne qui nous habite.

 Antoine Carlier Montanari (Commentaire suite aux articles parus dans la figaro du 29/04/2011, de Cyrille Lachevre et de Anne Cheyvialle interrogeant Karine Berger, du monde du même jour de Sylvain Cypel)

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