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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

catastrophe.jpg Si l'on veut qu'un homme, quel qu'il soit, puisse établir un raisonnement propice à équilibrer les raisons du coeur et de l'esprit,  il se doit de confronter sa vision du monde à celle qui établit les notions profondes et les convictions qui poussent les hommes à s'aimer ou à se haïr. Car, en ce que l'histoire nous démontre, au delà des simples faits des évènements naturels, que l'homme se soumets volontiers aux rêves de la gloire ou de celles de l'humilité. Enchaîné dans les passions et les désirs, il doit composer avec et se doit de refreiner ses instincts qui le poussent le plus souvent à la facilité. Loin de le confondre à la part animale qui peut l'habiter, il s'en détache avec parfois beaucoup de mérite. Tout devient alors limpide à l'exemple qui se montre et les discours, certes adroits, deviennent sans consistance s'ils n'incluent pas cette part de vérité.  Ceci s'applique à monsieur Jean-Pierre Petit, ses mots traduisent la catastrophe de Fukushima comme une constante paramétrable et qui peut se mesurer par une suite de chiffres à proportion économique. Au delà de sa fonction dans les cahiers verts de l'économie, lui assignant un poste d'analyste confirmé puisque savant en la matière, l'homme observe les évènements à la lumière des doctrines modernes, en tissant une cartographie chiffrée des conséquences liées aux catastrophes naturelles. Sa démarche qui lorgne des effets sur l'économie, écarte toute incidence sur la nature humaine. Le propre de sa discussion échappe à l'entendement des considérations autres que celles véhiculées par les lois du marché. A concevoir que le bon sens se voudrait ami de celui qui prône des directives menant les hommes, il serait convenable de croire que les mots qu'il utilise doivent porter en eux l'expression des sentiments qui nous animent.  Hélas encore une fois, et l'on pourrait croire que je me focalise sur ceux qui parlent ainsi, et se serait vrai tant il est nécessaire de répondre à ceux qui estiment le monde sous le prisme de l'argent. Car en effet, si ce n'est de voir, d'entendre ou de lire nombre d'hommes et de femmes concevoir l'ordre naturel suivant l'ordre économique, énumérant leurs suites de chiffres et de statistiques et sans retenue nous demander de nous soumettre aux solutions qu'ils préconisent.  Illusionné des organisations tentaculaires qui définissent l'homme et son environnement dans des sphères numériques, ils redéfinissent les composantes traditionnelles en autant de capacité de bénéfices et transforment toute fonction humaine en un langage chiffré propice à justifier la caste dominante. En effet quand sonne les mots "c'est terrible à dire mais les catastrophes ont toujours un effet de stimulation à court / moyen terme sur l'économie, lorsque l'état lance la reconstruction." l'auteur rejoint une certaine Laurence Parisot et d'un certain Hans Peter-Keitel, tous deux hauts responsables dans des domaines économiques, dans la façon de comprendre le monde. Il est certain qu'à cette locution l'on pourrait rétorquer qu'ils sont dans leur droit de fournir au lecteur les informations nécessaires à la compréhension des évènements à la lumière des marchés. C'est vrai et c'est là leur fonction au sein de la société, de même on ne demandera pas au charcutier de produire du lait, mais il est vrai aussi que si le laitier se mettait à produire de la bonne viande, il lui serait conseillé d'en faire profiter à ses clients.  Ainsi je crois, que si Dieu pourvoit en dons et en talents ceux qui sont amenés à diriger les hommes, ils se doivent d'exiger d'eux même la remise en cause de leur connaissances et d'essayer d'être juste dans leur jugement en tentant d'embrasser toutes les composantes de la nature humaine. Par conséquent pour en revenir aux mots qui m'ont dérangé, je soulignerais l'équation mathématique qui explique la résonance d'une catastrophe naturelle sur le milieu humain et qui par essence justifie le caractère rationnel de leur raisonnement. L'aptitude à développer les fluctuations du PIB, de la croissance mondiale et des coûts monétaires avec l'acuité qui est dû à son rang, permet certainement une meilleur compréhension de l'ordre monétaire. Jean-Pierre Petit formule en toute sincérité hélas, et je l'espère, la toile des conséquences sur les marchés de l'éventuelle récession japonaise. Il faudrait l'entendre attribuer aux causes et aux conséquences de ce drame, les tords de l'économie de masse et de ses effets dévastateurs, qui au delà de ses affirmations mathématiques, engage l'homme sur le déni de la providence ou du destin. L'on n'entend pas évoquer le tissus social japonais qui soutient amplement la stabilité du pays, l'importance de la famille, des anciens qui restent et qui demeurent les éléments fondateurs du cercle familial, du sens de l'honneur qui dicte à l'homme de donner sa vie pour ses frères et de se construire dans les labeurs et les difficultés afin d'assurer à sa famille les biens du quotidien. D'accepter les souffrances et les devoirs comme nécessité à la construction de l'être, de ne point se plaindre dans l'effort et d'assurer aux générations suivantes les mérites de leur vie. Le centre de ce monde véhicule certaines morales qui ont permis à cette nation de sortir de deux holocaustes nucléaires et de devenir en l'espace de cinquante ans une puissance première en permettant d'élever la croissance mondiale. l'ordre qui régit ce peuple se fonde sur des traditions séculaires qui font remarquer à nombre de médias occidentaux l'étonnant comportement qui les habite dans l'épreuve. La patiente dirait Saint Augustin qui est mère des vertus et qui entraîne ce peuple à l'exemple pour tous les autres. Être maître de soi, observant la fleur de cerisier comme l'image du cycle court de la vie en la considérant dans son intégralité quelle que soit la forme qu'elle prend. Le monde est sacré, il correspond à un ordre surnaturel qu'il faut distinguer pour améliorer sa propre vision et ainsi enlacer l'ensemble dans une réciprocité harmonieuse . Point d'évocation de ces concordances pour monsieur Petit et s'il daignait mesurer ces constantes il donnerait au lecteur une information précieuse sur l'exemple qui nous ait proposé. L'économiste est ici aveugle de certains codes qui peuvent régir les hommes et qui permettent encore à lui et à ses coreligionnaires de profiter d'un système dont les colonnes ne pourront soutenir très longtemps. S'astreindre des sacrifices et des valeurs vertueuses des hommes, tenté d'expliquer le monde par des règles mathématiques et de concevoir des théorèmes monétaires ne font que rendre anegdotique les témoignages de leur langue. Faisant croire à ceux qui veulent l'entendre que l'on peut régir le monde suivant la science économique est un mirage que seuls les humains les plus étroits sont à même d'y croire. Leur confiance exagérée dans ce domaine est une prison à leur acuité, le visage collé au sol ils pensent pouvoir comprendre ce qui vole au dessus des montagnes. Je me fiche des artifices de la langue qui me décriront comme jaloux ou frustré ou tout autre terme qui me qualifierai de bigot. L'essence de mon propos peut-être remis en cause et c'est là son intérêt mais il existe aussi pour permettre à ceux qui comme moi en ont assez de se voir affublé des raisons du gain et du bénéfice pour justifier le tout et le rien.  Certains après avoir lu Jean-Pierre Petit pourraient avoir le sentiment que les catastrophes n'entraveront pas la reprise, qu'il serait tenté d'en tirer une conclusion presque malsaine qui verrait l'homo sapiens devenir ami aux risques naturels afin d'y améliorer la santé économique du monde. 

   Antoine Carlier Montanari (commentaire suite à l'article publié dans le figaro économique du mercredi 16 mars 2011, interview de Jean-Pierre Petit)

 

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