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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 Il est incessant, le discourt qui élève l'homme à la valeur de l'argent. A en croire Laurence Parisot et Hans-Peter Keitel, la situation de l'Europe demande un accroissement des directives et de l'emprise économiques sur notre quotidien. La rhétorique qui permet de restaurer la confiance des citoyens, garantit le bien être par l'accomplissement des tâches qui soumettent les états membres, comme ils aiment les nommer,  à des valeurs qui subordonnent leur volonté à des conditions de compétitivité. Un terme qu'ils entendent joindre à la bouche des politiques afin de satisfaire les oreilles des investisseurs. L'idéal de la gouvernance dans la cité s'est dépourvu des gloires humaines, de ceux qui par leur exemple, sacrificiel ou magnanime, atténuent l'idéal des politiques, qui de tous temps s'acharnent à déifier le pouvoir et l'argent. Ainsi décrivant avec assurance, les décisions qui permettront l'épanouissement des critères économiques, ils nous accablent d'une verve sans mesure humaine. "La consolidation budgétaire nécessite une compétitivité renforcée", aux mots qu'ils imbriquent avec talent, déployant des solutions qui sont en mesure de rendre à l'Europe la place qui devrait être la sienne. Mais quelle place, celle de Venise, de Rome, de Paris ou celle de Maastrich et de Davos. A cette lecture certains pourraient m'alpaguer et me dire que leur rôle consiste à résoudre les instabilités économiques par des solutions du même ordre. Ils n'auraient pas tout à fait tord, mais le propre de ceux qui prennent des décisions pour l'ensemble se doivent d'embrasser la nature humaine dans sa globalité. Leur rôle consiste aussi à embrasser l'élément humain dans sa condition d'être charnel avec ses défauts et ses qualités. De lui attribuer d'avantage la part des codes moraux qui se sont élevés au cours de l'histoire, afin de rendre l'homme libre aux impératifs du développement monétaire. En soumettant donc une explication rationnelle des idées qu'ils défendent, nos deux compères proposent , "Une gouvernance économique renforcée doit permettre de se conforter aux meilleurs.".  Sans restrictions, ils mesurent la valeur d'un état à sa capacité à surpasser l'autre par la mise en place de valeurs financières. L'objectif étant de joindre l'ensemble des capacités à la réglementation des marchés et de concurrencer les premiers par la réussite économique. De ce point de vue, leur cohérence est louable, d'impeccables banquiers, pourrait on dire, car ce qui compte pour eux c'est "Une monnaie unique forte et stable est un élément déterminant pour le poids politique et économique de l'Europe à l'echelle mondiale.". Point de solutions qui placerait l'homme au dessus des contingences matérialistes, comme la mise en demeure des résultats financiers en faveur d'un développement des talents, par la mise en valeur du travail bien fait, du retour à la famille en tant que bloc se stabilité et l'amour de la patrie. L'accomplissement de l'être dans sa pluralité et l'exigence porté au plus faible par le retour de la charité. On peut-être donc rassuré sur l'avenir qu'ils nous promettent, demain verra la gloire de César et de Bonaparte et l'on se passera volontiers d'une Europe spirituelle tel que pouvait l'imaginer Léonard De Vinci, Velasquez, Dante, Chateaubriand, Simone Weill (la philosophe) ou encore Jean Paul II.

  Antoine Carlier Montanari (Commentaire suite à l'article paru dans le figaro du vendredi 11 mars 2011, signé Laurence Parisot et Hans Peter-Keitel)

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