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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 Et j’ai peur qu’il ne soit déjà trop tard, qu’aux mots qui sont les vôtres et qui affligent mon esprit, ne trouvent en dedans qu’une piètre réflexion. « Comment sauver l’euro? »,  et pourquoi tant de misère qui nous maltraite, qui nous vend et qui rend notre travail impropre aux yeux des puissants. Cette farce que vous voulez sauvez et qui vous pousse de là-haut à pencher la tête pour mieux y apercevoir ce qui ne va pas, éloigne de vous la face d’un soleil qui a déjà dit que tout était fini. Alors je reprendrai les mots de courageux soldats et qui font dire de ces Babels qu’elles sont déjà mortes, parlons donc de Jacques Sapir, Max Keiser ou encore Gerald Celente, et peut-être François Asselineau, Adrian Salbuchi et Michael Ruppert. Parlons donc d’eux comme vous ne le faîtes pas et que vous rendez indigne la place qui vous ai proposé pour en parler. Alors vous, vous êtes comme ce paysan qui cultivant son champs aux abords d’Hiroshima, devint hagard lorsqu’il vit le ciel disparaître. Nous sommes arrivés à l’endroit qui tend des pièges aux hommes, glorifiant l’or et l’argent et installant à la place du soleil un César. Comme résonnent vos phrases, si dénuées d’histoire et de littérature, d’une clameur que nul ne serait entendre sans y déceler la part qui donne à l’esprit sa plus affligeante composante. A la terre qui vous a nourrie et qui vous a transmit la vie, vous ne retenez rien, rien qui pourrait vous anoblir, pareille à cette obscurité qui habite ceux qui ne comprennent rien aux grands hommes et aux grands textes. C’est en cela monsieur Giuliani, que mon blâme vous sonne et comme au chœurs mauvais, vous résonnez comme des démons qui jadis furent des anges. Assez de ces discours lénifiant qui ne parlent que de la forme, se lamenter pour ce système si avilissant, ces monnaies si méprisantes et ces castes qui se prennent pour des rois! Oui assez, ceci doit être jugé et non pas remercié ni sauvé, peu d’hommes encore prennent parole pour se distinguer, se distinguer de cette crasse qui recouvre les peuples. Mais vous, au dessus de la mêlée, semblant inquiet de voir sa place s’en allée, sachez qu’aux mots que je porte comme un étendard, ne tournent plus en vain car au jour qui vient se déchaîne déjà les pluies torrentielles. Puisque notre chemin nous mènera tout droit au funeste Achéron, je vous dirai plus mots jusqu’aux berges de ce fleuve car là je verrai s’avancer ce qui vous confondra. A l’espoir qui entretient en moi l’amour de mon prochain, trouve en votre demeure le feu qui anima Prométhée et qu’aux ailes de celui qui s’en est nourri vous puissiez y atteindre le ciel.
Antoine Carlier Montanari (commentaire suite à l'article paru dans le Figaro du 08/10/2011 de Jean Dominique Giulani)

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