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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 A ces maux qui se font bannir dans le ciel, ont pour but de démolir ce que Dieu a tant donné, et ce but afflige chacun de nous par le mensonge et le désespoir. On peut offenser les dieux et leurs saints, cracher sur leurs fils et leurs filles, conjurer le décalogue et les antiques savoirs, bannir les sermons et les prières puisqu’on afflige aisément la mort au tout petit. Alors quand je lève la main au ciel pour lui demander cette force qui a soulevé Prométhée, je lui commande aussi de m’envoyer quelques nobles sages pour qu’ils nous guident. A cette parole qui s’est inscrite et que j’ai pu lire avec enthousiasme a posé en moi ce ciment qui lie tous les grands édifices. Merci pour « Sacré Noël! » et cette prose qui apportent à ma vue si insuffisante tant de clarté. Car j’ai trop mal de ces Césars arrogants qui jouissent de nos faiblesses et qui sans mesure de la peine qui nous écrase, fustigent notre maladresse. Usant de leur art comme un levier et qui ont discrédité fanatiquement les espérances du salut, m’empêche de nourrir à leur égard bien des sentiments que le chrétien doit entretenir. Et si j’ai bien admiré ces mots que vous posez avec justesse,  ces mots qui devraient faire entendre raison à ceux là même que j’exècre, puisque il convient à Dieu de pouvoir l’entendre ainsi lorsqu’en eux plus grand-chose ne peut refléter la lumière, c‘est qu‘en dedans d‘eux réside cette lumière qui fait les saints. Donc pour vous remercier d’apparaître sous la forme que je vénère le plus, donnant à l’intelligence sa plus belle parure, je rejoint avec vous cette pensée si droite, embrassant chacune de vos phrases et qui me fera dire à Dieu quel esprit précieux il m’a fait croiser. D’autre part puisque lire ainsi une si belle plume conviendra à l’homme soucieux des convictions spirituelles,  elle saura aussi faire enrager cette cohorte qui se plait à ridiculiser les héros et les saints.  Mon esprit à ce moment se plait à entrevoir ce qu’il adviendra d’eux, se rappelant comment l’illustre Chiron les jetta par milliers dans ce fossé qui ne se consume jamais. Ne m’en veuillez pas vous qui êtes mon berger, je ne suis pas le seul qui pleure autant, sur cette place encombrée, regardant cette foule qui autrefois aurait été plus serviable.  Las de ce temps qui passe sans jamais se finir, laissant cet empire cracher ces dernières injures, histoire d’encombrer un peu plus les ateliers de satan, je rends grâce à ceux qui comme vous enseignent les chemins qui mènent à Dieu. En ces jours qui viennent comme des charognards sur un cadavre, laissant monter l’immense puanteur qui vient du bas, sans parler de ces éboulements maudits qui sortent comme la lave des volcans et qui fumant tapissent notre pays qui ne semble plus être qu’un charnier, je fuis l’excessive hypocrisie qui m’empêche de crier mon amour au Christ. Donc je garde en cette demeure qui me sert de corps autant de lumière qu’il peut en contenir et je descends doucement vers cette prison qui renferme bien des trésors et qui murmure à qui veut l’entendre que ce monde est déjà mort. Ils sont là à inculquer le principe puissant du plaisir donnant bien des vigueurs à ces mortels qui ont oublié ce que c’est d’être enfant de Dieu. Je dirais, sans reprocher à mes frères leur insouciance, qu’il est temps que les bergers retrouvent le goût du devoir et qu’ils se dépêchent de leur dire qu’un jugement terrible viendra bientôt, très bientôt les surprendre. Tous les maux qui se font détester dans les cieux ont gorgé en abondance le monde et si le monde s’en ait accommodé il ne pourra pas être dis que le ciel ne l’avait pas prévenu, alors comme il m’incombe de donner autant que j’ai reçu, je dis que demain ou après demain, ou encore l’après de l’après demain, ne sera plus comme avant. Comme cette lumière qui est venue secourir le monde et que vous avez si bien auréolé, et qui dans l’intelligence de vos mots a trouver place dans de nombreux cœurs,  pourvoir de la même manière cette miséricorde qui vient et qui fais dire par ses nouveaux prophètes que l’avertissement est proche.  J’entends hurler dans les enfers, ces âmes qui jadis ont foulé notre sol,  tenter d’échapper au funeste Caron. Leurs cris reprennent sans cesse, sans mesure et sans discipline, abreuvant encore et encore les oreilles qui écoutent et malgré leur injures elles préviennent qu’il n’y a pas d’échappatoire à ce lieu maudit. Si rien n’ait fais, beaucoup des fils de Dieu nourriront les vers qui y séjournent, maintenant il vous faut brandir tout ce que le Ciel vous a donné et vous lancer dans la bataille! Regardez à l’horizon comment le soleil  couche au dessus du monde, qui du côté des eaux les pousse à se révolter et du côté de la terre l’exhorte à se dérober. Mourra celui qui n’est pas préparé, tout ce tremblement qui vient et qui arrache la vie prépare le temps à l’élévation de la conscience, pour dire clairement des choses redoutables.  Sans doute qu’à cet endroit qui fourmille de damnés et que des minotaures en colère gardent, l’immense abîme se prépare à la récolte. De toutes parts, on entend déjà  s’effondrer ce temps et ses maîtres, répondez alors sans crainte au cor du Seigneur qui appelle au rendez-vous. Puissiez-vous soutenir cette parole qui vous porte si bien et l’employer à redonner courage à ces prophètes que le Ciel a délicatement accompagné. De tout ce qu’il faudra pour émousser le trident de Vulcain, repousser le redoutable Minos ou le haineux Pholus, viendra de l’Esprit Saint, et là aucune flèche, même en multitude peignant le ciel ne pourra vous atteindre. C’est en homme vivant maintenant qu’il faut vous lever, au nom de ce pouvoir que vous arborez fièrement et qui vous oblige à porter cette lumière si bonne.  Donnez-nous cet élan qui vient du cœur et qui lorsqu’il fend l’air, prend parure d’un éclat si brillant qu’il met à terre toute tentative infernale. Alors mon triste cœur, ne choisira plus le dédain et évitera le noir tracé et quoique coupable par sa nature, il saura aimer son Seigneur bien-aimé. 

Antoine Carlier Montanari (Commentaire suite à l'article"Sacré Noël" paru dans le Figaro daté du 25/12/2011, envoyé au Père par l'intrmédiaire de son site)

 

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