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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

 

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 Syrie, fille rebelle des institutions internationales, en ce que ton chef représente et par cet intermédiaire il permet au monde de prendre les choses en main. Encore une fois, comme sa soeur libyenne,  l'ordre mondial s'arroge le droit de décider ce qui est bon ou mal pour ce peuple. En sorte que ce qui s'inscrit dans la rhétorique onusienne, des termes et des allégations qui préconisent majestueusement la paix, prône la volonté de rendre le régime en place docile aux règles qui sont les leurs. Il est important de noter la rapidité que font preuve les institutions internationales pour mettre en place un plan d'ingérence dans les affaires syriennes.  Les révolutions et les crises internes sont choses communes à la construction d'une nation, les peuples apprennent à s'émanciper et à voler de leur propre ailes, une constante qui se répète tout au long de l'histoire. Les évènements en gestation sont inévitables à la stabilisation d'un pays, du moins à son évolution et interrompre un processus qui permet au peuple de s'affirmer pour acquérir sa liberté, remettra à plus tard les frustrations et un sentiment d'inachevé. Au regard du régime soviétique par exemple, la domination d'une puissance entraîne la vassalité des pays soumis. La comparaison est utile dans la mesure où l'Onu se présente comme une manifestation de régence mondiale. A considérer cette dernière sous ce prisme il apparaît le danger de voir l'ensemble des nations considérer l'avenir suivant un schéma qui sert non plus son propre intéret mais celui du voisin. On conviendra à cette hypothèse de voir un gouvernement céder sur des points vitaux pour son peuple.  Le monde change diront certains et ils n'auront pas tord, c'est pourquoi il est utile de leur opposé une réflexion qui remettra en cause leurs convictions au risque de se voir tromper si le temps me donne raison.  Car à considérer qu'au fur et à mesure du temps, l'homme a appris à se faire plus subtile. En l'occurrence aujourd'hui, l'ordre qui s'installe se montre moins épouvantable que par le passé, il revête allègrement le manteau de la paix, une ingénieuse contorsion diplomatique. Ce en quoi il ont réussi car à la racine christique "Beati qui esuriunt et sitiunt justitiam*", qu'ils ont fait leur, pousse l'homme de bonne volonté à s'y joindre. Il est sans dire qu'ici, la plagiat n'est point nommé et l'on se targue autour des hémicycles à oublier l'origine. Il est de bon ton de parler des bons sentiments et des comportements louables, deux milles années de christianisme ont incrémenté les peuples occidentaux à cette marche qui désormais pousse les chef à s'en accommoder. Il n'est point à donner de critique à ceci, mais cette réussite universelle pousse ceux qui nous dirigent à user de ces formules, car c'est en cela qu'ils obtiennent leur pouvoir. Ils font avec, vous martèlent que les droits de l'homme sont leur priorité et qu'à travers celle- ci ils tissent les machinations les plus abjectes. L'on voit aux votes les mêmes énarques se partager les gouvernances et le monde continue à enrichir le petit nombre en oubliant que les rois et les princes ont été maltraités pour cela. Ceux qui pensent avec assurance du bon droit onusien consentent à ce que le monde continuent à rayonner des dogmes économiques actuels. Ils veulent propager les mérites du système monétaire et les enclaves qui se montrent réticentes, sont montrées du doigt. L'ensemble des nations féodées votent les résolutions nécessaire à l'établissement d'un gouvernement plus propice à adhérer à leur système. Dans le cas qui est le nôtre, les résolutions prévoient  la mise en place d'une mission d'enquête et des mesures afin d'isoler la Syrie par des sanctions économiques et un embargo sur les armes. La Chine et la Russie s'y sont opposées, comme sur le Yémen, une semaine auparavant, faisant preuve de la clairvoyance nécessaire pour ne pas céder aux engagements unilatéraux. Soulignant ainsi la politique "internationaliste" des nations unies et "l'ingérence extérieure" qui constituerait une déstabilisation de la région. L'on peut ainsi espérer de ces deux géants une résistance à l'hégémonie mondialiste. Ceux-là même, qui paradoxalement par leur propre politique, savent pertinemment les conséquences d'une telle volonté. Mais on voit bien qu'au refus de certains, la messe sera dîtes quand même, d'autres organisations mondialistes comme l'union européenne prennent le relais quand un parti y pose son veto. Le monde se globalise et ses institutions planifient l'ordre nouveaux. La mesure syrienne est identique à la libyenne pour un mondialiste, l'opportunité évidente de mettre le doigt dans l'engrenage qui en d'autres circonstances n'auraient pu se matérialiser. Il est heureux le prince de ce monde, chaque crise accentue la peur et ainsi l'on cède volontiers au plus fort.  Mon opposant se dira convaincu de ce modèle d'organisation, pour lui la patrie est une aberration de l'histoire tout comme la religion qui sont causes de guerre. La formule mainte et mainte fois répétées peut s'avérer convaincante, dans la mesure où ce que l'homme chéri, l'homme le défend. La nature humaine est ainsi faîte et leur acharnement sur le sujet écarte la même définition qui s'inscrit en eux. Ils défendront leur dogme, ils l'imposeront aux autres et ainsi ils répéteront ce qu'ils dénoncent. L’homme universel qui s’éprend de la modernité, formule dans son libre arbitre la volonté de rompre avec le passé qu’il considère trop soucieux du concept divin. Son orgueil place l’homme au centre de tout, une déification du modèle humain qui sacralise la terre comme une source de contemplation. Ceux là même sont mes adversaires, je ne veux point m’attendrir de l’idéal qui est le leur et qui manifeste de la haine pour ceux qui sont habité de l’idée de Dieu. Interdire le croyant, lui proposer un modèle de vie matérialiste qui enlève à l’esprit les résonances de l’infini. Leur monde est clos, fermé des limites de la vue, qui conçoivent l’existence comme une suite d’expérience et qui croient parce qu'ils n’ont pas perdu l’usage des sens, qu’ils vivent confortablement, qu'ils sont des dieux. 6000 ans d’histoire ne les relève pas, ils proposent un nouvel âge , un nouvel ordre, un homme nouveau. Le visage collé au sol qui observe le ciel sans mesure du soleil qui nous regarde. Nous devons faire attention aux mots employés, parler ainsi pourrait paraître déconvenue mais à l'usage de la menace qui est faites de la part de l'Onu, l'on est en droit de comprendre les motivations. L'homme nouveau est un concept moderne, rampant comme le serpent, se montrant vertueux des droits de l'homme et finalement engendre la guerre (Bosnie, Irak, Afghanistan, Côte d'Ivoire, Libye et Syrie). Bien entendu concevoir la chose de cette manière peut repousser le lecteur peu instruit. A l'origine, lorsqu'en 1941 Franklin Roosevelt et Winston Churchill signèrent la première étape de la constitution de l'ONU, le lecteur instruit du concept Maçon comprendra que l'explication préalable sur l'homme nouveau,  découle naturellement avec les principes de cette sphère. La mise en chantier d'une telle organisation est née de la signature de ces deux initiés. Ceux qui se plaisent à nier la corrélation ne sont pas à même de comprendre l'influence de certaines organisations, ils se montrent les plus naïfs quand au conséquences et n'envisagent pas les volontés humaines pour prendre le pouvoir. Ces mots qui tentent de circonscrire certaines causes de déséquilibres demandent une certaine connaissance de l'histoire, de la part mauvaise qui nous habite, de ne pas se faire sourd et aveugles de ceux qui sont redoutables en intelligence. Si l'on a vu régner tant de despotes c'est au machiavélisme qu'il faut l'attribuer et dans cette perspective elle peut apparaître sous la forme qu'on l'attend le moins. Il est claire qu'en ce nouveau millénaire les fluctuations géopolitiques sont omniprésentes et il est bon de rappeler les mouvements qui ont surpris les hommes au XXéme siècle. Concevoir l'éventualité d'une guerre mondiale d'une crise économique majeure et d'un holocauste nucléaire est probable dans la mesure où ces évènements sont déjà arrivés. Notre époque n'est pas plus à l'abri qu'auparavant, d'autant plus qu'aux capacités moderne de destruction, il est certain que les conséquences seraient encore plus grave. La Syrie nous démontre une nouvelle fois le symptôme onusien, l'hégémonie mondiale qui vient se fait toujours de plus en plus présente et personne ne semble la remettre en cause. Il est est certain qu'au jour du temps qui rendra verdict de ce moment de l'histoire, il n'aura pas été dit que personne ne s'y était opposé. Aux signes de notre temps, il faut être averti de certaines réalités, le passé a bien souvent montré l'ignorance des peuples lorsqu'ils étaient soumis à de fortes pressions. Le recul a permis la mise en évidence des mécanismes cachés et beaucoup ont compris trop tard l'erreur dans laquelle ils étaient plongés. Il nous incombe de profiter de cela, de remettre en question celui qui se veut dominateur, de comprendre les rouages qui s'établissent le plus souvent à notre insu. Le plus grand danger provient du fait du relativisme ambiant sur les théories du complot.

  Antoine Carlier Montanari (commentaire suite à l'article du monde, signé Alexandre Geneste du 29/04/2011)

 *"Heureux ceux qui ont faim et soif de justice"

 

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