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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 L'affaiblissement possible de l'Arabie Saoudite, notamment par le printemps arabe et la menace terroriste, entraînerait une crise majeure telle qu'une dépression économique. L'élément pétrole étant un vecteur de croissance pour les économies, son approvisionnement restant capital pour la stabilité mondiale. Pour cela l'on se doit de comprendre à la lumière de la géopolitique et des connaissances historiques, les causes et les conséquences, qui indéniablement se font des vecteurs de la compréhension. En cela que la raison doit suivre si tenté est la volonté de s'adjoindre la vérité. Pierre Razoux, auteur et chercheur au collège de France, répond de manière clair aux évènements qui bousculent le monde arabe. Comme indiqué plus haut, un basculement de la monarchie saoudienne  provoquera des tensions sur le robinet pétrolier, occasionnant sur l'ensemble des économies un bouleversement majeur. Il est a rappelé encore, qu'au jour qui est le nôtre, la politique des dominos nous rend fragile à tout évènement, quelqu'en soit sa nature. Si l'ONU, l'OTAN, l'Europe et le FMI accordent toujours plus de place au libre échange, ils permettent aussi plus d'interdépendance. Dans cette optique tout évènement futur de grande importance est à envisager, son impact aura forcément des conséquences majeures pour tous même pour les plus éloignés. Ainsi aux mots de Pierre Razoux, la monarchie saoudienne prend les devants et pourvoit à sa sécurité en englobant des nations qui jusqu'ici n'étaient pas conviées. Le CCG, le Conseil de coopération du Golfe pressent avec le printemps arabe une menace qui remettrait en cause leur statut de monarchie. Pour cela ils ont accordés à la Jordanie et au Maroc, d'intégrer cette organisation, renforçant ainsi ces deux maillons faibles, plus soumises à la révolte. La grogne sociale enfle rapidement et l'on voit les dictateurs tombés, le CCG passe donc de six à huit monarchies, renforçant par là les moyens d'une éventuelle répression. La Syrie et le Yémen provoquent des inquiétudes, "C'est pourquoi le gouvernement saoudien cherche à toux prix à éviter la chute du président Saleh, tout comme d'ailleurs celle du président syrien, Bachar el-Assad.", ajoute Pierre Razoux. Il est à noter la divergence qui oppose la famille royale saoudienne à l'occident sur le cas du président yéménite et syrien, une parenthèse qui souligne que l'intérêt de l'un serait dangereux pour la région. Cet antagonisme pourrait selon Pierre Razoux "préfigurer une crise politique grave entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite. Ce serait là une révolution majeure." Nous n'aborderons pas ici plus longuement cette composante, évoquée précédemment en réponse à Nicolas Baverez. Cependant il faut tout de même parler de la réaction occidentale dans cette région, les princes du Golfe, encore amère de voir comment elle a laissé la rue prendre le pouvoir en Tunisie et en Egypte, soutenant les rebelles libyens, savent trop bien que le dixième de la population arabe qu'ils représentent possèdent plus de la moitié de ses richesses. En ces causes qui pourraient engendrer un soulèvement dans la péninsule serait catastrophique pour l'économie locale et mondiale. C'est pourquoi à integrer le Maroc et la Jordanie au CCG avec une assistance financière massive verrait, en contre partie, l'envoie de leur part de forces armées en soutient et en maintient de l'ordre et de la sécurité. Il est à noter que dans cette juteuse coopération, passée inaperçue en Europe, les huit monarchies du CCG défendrons leurs intérêts qui seront forcements d'ordre économique et politique. Comme toute grande organisation, l'alchimie prendra si les peuples en sont convaincus et au cas probable qui verra la destabilisation de l'un d'entre eux, l'on verra les instances onusiennes préférer la voix de la rue à celle des rois. Ce qui est étrange dans cette histoire est le choix idéologique de l'occident qui préfère choisir la part du renversement populaire qui a moyen terme si il se propage dans le golfe, verra indéniablement chuter la production pétrolière. En ce cas il est à mettre en lumière la motivation des occidentaux, qui jouent à un jeux très dangereux en ne soutenant pas la monarchie saoudienne. Il y a des vues plus redoutables que le commun des mortels ne peut s'imaginer qu'autour d'un film ou d'un livre mais savoir que la politique du pire à souvent été menée pour permettre la mise en place d'idées bien plus subtiles.

 Antoine Carlier Montanari (commentaire suite à l'article paru dans le figaro du 01/06/2011, signé Pierre Razoux)

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