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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

                                                                                                                                                                                                                             esidential-candidate-senator-barack-obama-d-il-arrives-for-.jpg Lire Mark Landler du new York Times est utile à celui qui tenterait de comprendre l’action de Nicolas Sarkozy. La volonté du président français d’apparaître comme un leader mondial se dessine au travers de cet article fort intéressant. Certes nombre de ses confrères travaillent à l’édification de son portrait mais l’analyse de notre journaliste reste subtile, du moins suffisament éloigné pour poser un regard adjacent. Il est à considérer, au développement du sujet, que la matérialisation d’une entente particulière entre les États-Unis et la France soit de mise. Ajustement d’intérêt qui profitent aux deux parties mais qui souligne l’intérêt plus croissant de la France sur l’échiquier mondial. Étonnant rapport, qui place notre président en tête du cortège, une résurgence gaulliste diront certains, un héritage qui se mesure également en pleine crise Ivoirienne et qui dope l’influence française. A un an de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy est certes bas dans les sondages, mais il possède une verve et une présence qui peut plaire à l’électeur. Sa fougue et son énergie sont redoutables pour ses adversaires et le seul navire capable de le couler semble être Marine Le Pen. Nous nous attarderons pas sur cet évènement mais l'évoquer permet de comprendre que la France a du mal à se remettre de plus de trente années de socialisme et que la droite est désormais majoritaire dans le pays. Cette situation a été favorable en 2007 au président par un subtile processus qui lui a permis d'utiliser en partie le programme du front national. 

 Le point d’émergence qui focalise l’action du principe français, du moins propre à la forte personnalité de son président, se retrouve dans la soudaine situation Libyenne. Les traditionnels gendarmes du monde ont laissé momentanément la main à la France, qui n’oublions pas l’on prise naturellement à l'aube de la déroute française en 1914. Il est intéressant ici de noter l’intervalle des cycles, qui aujourd’hui redonne à l’Europe sa gouvernance mondiale d'avant le XXéme siècle. Une passation de pouvoir qui montre la connivence qui lie les deux continents et qui s'explique par l’affaiblissement de l’un et l'accroissement de l'autre.  En effet, aux mots de Mark Landler « …dans lequel les États-Unis, par manque de moyens militaires et financiers, ne peuvent plus se permettre de jouer tous seuls au gendarme du monde. », l’on constate l’assurance de la volonté française pour donner à l’Europe la continuité de la prédominance occidentale sur le monde: «  Nous sommes (les européens) prêts à commander, nous sommes prêts à commander. ». A cette situation, rappelons l’insistance du président français pour la mise en place de la constitution européenne, le retour de la France au sein de l'Otan, l’intervention militaire en Côte d’Ivoire et le renversement de Gbagbo et n'oublions pas bien sûr son intervention auprès du FMI pour y installer à sa tête Dominique Strauss-Khan. Ces éléments mis en évidence par monsieur Landler, soutiennent la pensée qui entend la prédominance de la politique du président français. Conséquence d’une envergure peu commune depuis longtemps en Europe et qui insuffle un mouvement, que l’on pourrait qualifier de sarkosyste tant son ampleur grandit. A la conclusion de l’article l’on pourrait s’interroger des ambitions personnelles du personnage, en tout les cas il est intéressant de poser les bases d’une réflexion. Si à considérer l'ambition qui peut le caractériser, bien sûr propre à chacun d'entre nous et qui permet à l'individu de trouver son équilibre, il lui appartient également de ne point la considérer au détriment du royaume qu'il régente. Lorsqu'en 2007, il consacra "l'hyperprésidence" comme objectif de la majorité, sa mesure du pouvoir prenait un élan vertical. Sa vision de l'olympe n'en était pas moins louable étant donné son attachement au poste qu'il briguait. L'importance qu'il donne à la France est sans doute l'élément qui lui permettra d'envisager un pouvoir plus élevé au sein de l'union européenne. En l'état des circonstances et des faits cités préalablement, l'on est en droit de penser qu'au règne que lui a donné le peuple français, il demeure actuellement l'homme politique européen le plus influent. Reste à comprendre ce qu'il adviendra demain, mais aux jours passés, l'histoire saura démontrée par les faits son influence et sa détermination.

  Antoine Carlier Montanari (Commentaire suite à l'article publié dans le New York Times, associé au Figaro du 15/04/2011, signé Mark Landler)

 

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