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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 Je salue toujours l’homme qui se remplit et remplit les autres de vérité, réveillant les cœurs et les esprits aux pourtours et aux contours du monde en révélant ce qui au fond lui donne sa surface. A cette pensée que je crois fondamentale à notre bien être, j’accorderai à celui qui veut bien l’entendre, d’autres opinions qui répondent en mesure à cette vérité.  Donc comme je cherche à comprendre cette construction du monde, les ramifications sous jacentes qui nous échappent et qui manipulent bien souvent nos actions, je tente pour vous comme si vous étiez le premier de mes amis, de vous adresser une prose que je souhaite bienheureuse à votre âme. La véritable interprétation de mon discours, et je crois que vous l’aurez bien compris, ne peut-être cernée sans l’atmosphère de la divine comédie. Cette charpente si solide à mes yeux embrase nombre de mes arguments et entraîne ma réflexion sous sa lumière, c’est pourquoi je pense que le cheminement de l’histoire n’est point le fruit du hasard ou de la disposition de quelques planètes mais bien du combat que se mène Dieu et le Diable. Dans cette arène si bouillonnante, l’homme doit y décerner celui qui lui convient. Si Dante a su visualiser ce lieu, le peignant comme une fresque qui submerge le spectateur, il mène habilement le lecteur vers le salut.  Voilà que dans cette disposition je me retrouve mêlé à la sournoiserie humaine, aux volontés de défaire et de nuire, aux plans pour satisfaire l’orgueil et aux crimes pour faire taire la vérité. En cela se distingue ceux qui ont besoin de paix, d’aimer et de pardonner. Cette trame de la vie s’agite et mène notre nature peccamineuse vers une destinée qui pour beaucoup reste invisible. C’est pourquoi comprendre le caractère de cette dualité, entraînera une toute autre compréhension de notre existence, et lire Balzac, Faust, Machiavel ou encore Oscar Wilde permettra d’en asseoir l’assurance. Ne soyons pas de mauvais héritiers, il nous faut se détacher de ce qui nous freine, de ce qui colle notre visage au sol. Débordons donc de ces chemins noirâtres et constatons l’ampleur qui nous submerge. Comprenons bien les influences qui descendent ou qui montent et qui derrière notre consistance parlent et nous demande de les suivre. Reconnaître les bruits, les signes, les détails et les phénomènes qui surgissent entraînent l’esprit à s’apercevoir du plan qui s’est mis en place sur l’humanité. Soyez certain qu’en dehors des évènements visibles il y a bien une vérité qui ordonne et qui construit, pourvoyant aux mystères qui existent déjà d’autres encore plus lointains et qui sans peine se passe bien de ce que nous pensons d’eux. Donc pour donner empreinte à ce que je viens de dire, je vais disposer de ces quelques mots qu’un homme s’il n’avait pas été aussi haut placé, n’aurait pas été en mesure de se faire entendre: » Contrairement à ce que d’aucuns affirment, dans certaines lettres confidentielles très « européennes », le dernier sommet n’est pas un succès mais un lamentable échec. Ces rédacteurs de lettres très prisées assuraient la remontée de l’euro. Nous croyons plutôt que l’euro va s’effondrer pour la bonne et simple raison qu’étudier cette crise sans faire référence à un complot mené par des sociétés secrètes, c’est être dans l’incapacité d’anticiper demain. Affirmer que les Etats-Unis sont morts et que les Européens vont leur faire la pige, c’est non seulement faux, mais vivre dans un autre monde que le nôtre. L’Europe est actuellement massacrée par Wall Street, et ce n’est pas durant le premier semestre de 2012 que ce processus va s’inverser. Loin de là ! *». Ces dire font écho à ceux de Nicolas Machiavel qui cinq siècles auparavant disait déjà: »Ainsi que le démontrent tous ceux qui ont traité de la politique, et les nombreux exemples que fournit l'histoire, il est nécessaire à celui qui établit la forme d'un État et qui lui donne des lois de supposer d'abord que tous les hommes sont méchants et disposés à faire usage de leur perversité toutes les fois qu'il en ont la libre occasion. Si leur méchanceté reste cachée pendant un certain temps, cela provient de quelque cause inconnue que l'expérience n'a point encore dévoilée, mais que manifeste enfin le temps, appelé, avec raison, le père de toute vérité. » Il est donc raisonnable de pouvoir penser que la politique du pire et du complot sont une affaire qui ne peut se traiter sans faire appel à ceux qui en ont étudié les profondeurs.  Cette notion du bien et du mal, traité en coulisse par ceux qui en sont les auteurs permettent de comprendre toute l’étendue qui caractérisent certains évènements.  Je ne voudrais point être celui qui pense le contraire et qui affirme par sa propre logique que le monde est simplement tiraillé par des fluctuations psychologiques., acceptant par là que l’histoire soit une simple affaire de mœurs. Je crains que cette pensée ne freine la compréhension de ce qui nous maltraite, qui souvent engourdit l’esprit et le rend inapte à l’interprétation des mécanismes humains.  Mais, pour mieux vous aider à entendre ce que je viens de dire, faisant appel à votre bon sens, à votre goût pour l’art et l’histoire je vais prendre en exemple ce qui caractérise le mieux la volonté humaine de nuire. Je fais donc sortir de l’ombre cette arrestation du Christ par Caravage qui semble obéir fidèlement à ce que l’on nomme la trahison.  Puisque savoir jusque dans les moindre détails ce qui se cache derrière ce chef d’œuvre demanderai de ma part une plus ample explication, qui mènerai finalement à une toute autre rive, je vais donc en quelques mots engendrer le sens de ma rhétorique. Comment ne pas entendre cette peine qui afflige le Christ, cette mort qui le poursuit et qui lui court après depuis qu’il est né? Pourquoi l’arrêter sinon que des hommes de pouvoir s’assurent que le leur ne sera pas pris par un autre. Un si puissant désir qui les pousse à s’entendre avec Judas pour compromettre la destiné de cet homme de bien.  Nous sommes arrivé au jardin de Gethsémani, le baiser du disciple trahi son maître, le complot prend forme, l’accent est mis sur l’enjeux, la prise du pouvoir des ténèbres sur la lumière. Caravage si habile y démontre sa manière de percevoir le monde et les évènements, glorifiant la source de cette dualité que l’on appellera clair-obscur et qui le plus souvent matérialise à merveille cette notion du bien et du mal. Mais pour ne point craindre que mon discours ne finisse par faire résonner quelques victoires du mal, ce que l’actualité d’ailleurs à tendance à faire croire, je rendrai au Ciel sa vigueur et sa stature puisqu’en toute chose il finit par vaincre l’Enfer, qui lui n’a pas vu qu’en cette crucifixion il donnait au monde un soleil nouveau.
Antoine Carlier Montanari
*Extrait d'une interview de Jürgen Stark ancien chef économiste de la BCE, fin 2011 après son départ à la retraite en septembre.

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