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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 D’ailleurs, si le respect ne me l’imposait pas, j’userais volontiers d’un langage plus dur pour parler de sa personne. Si tenté que vous soyez ici en mesure de comprendre toute l’arrogance de cette femme, se conduire en putain avec les hommes n’est pas une marque de réussite ni de modèle, je dis cela, car beaucoup sont fascinés par ceux qui régissent leur corps comme des objets de perversité.  A partir de la bouche jusqu’au bas du tronc, avec fierté, cherchent à imaginer toutes sortes de jeux pour mouiller tout cet établissement. Transformant tout à tour, membres et organes en un centre de joie où languit bien patiemment la vertu. C’est là, dans cette demeure, qu’ils vivent, Céline Bara et ses compagnons,  cette autre façon de voir le monde, à la façon d’un Néron ou d’un Caligula, ces autres scélérats, aux mœurs exécrables qui ont soulevés contre eux des ennemis exacerbés. Bien que l’histoire m’est témoin ici de la même conjoncture, je ne saurais trop rappeler à cette reine, que les jeux trompeurs du sexe et de ses sœurs paraissent cruellement obscures quand on entend par-ci par-là, les effets dévastateurs.  Voyez-vous, s’il m’avait été donné une mère comme elle, je n’aurais point connu  la mienne qui semble un portrait du Tintoret avec ses cheveux bien enroulés, d’un brun perçant qu’on aurait dit emprunt d’ébène, et qui souligne sur sa chair, un léger duvet blanc et clair, rappelant la campagne quand le soleil matinal vient épouser la brume. Ses yeux sont profonds, brillants de cet acajou que l’on retrouve dans ces meubles anglais. Elle avait, sur la bas de la joue, près des lèvres, un petit grain de beauté, où frisaient quelques poils si précieux qu’on les distinguait à peine. Elle était petite, mûre de poitrine, ronde à la taille rappelant bien que c’est par là qu’elle engendra deux beaux garçons. Sa voix simple, provient de cette petite bouche qui ne cesse de former toutes sortes de mots affectueux. Elle porte régulièrement ses mains à son front pour demander à Dieu de préserver sa famille et toutes les personnes qu’elle a connu. A la jeune saison, alors que le mois de Marie prodigue tous ses bienfaits, elle me rappelle combien  la vie est un don. Cette transfiguration constitue l’objet de l’espérance chrétienne, une si grande fortune que le cœur peine à comprendre, puisque tout malheur s’acharne à fausser cette interprétation de la vie. Ces deux intervalles littéraires que j’emprunte à Louis Boyer et à Montherlant puisent bien dans mon esprit ces autres côtés de moi qui se révèlent les meilleurs. A la manière de Maupassant, je donnerai en exemple ces vies pleines de contradictions, de fautes, de péchés et de regrets, mais qui finissent toujours devant la croix comme dans ce bon vieux tableau de Courbet*.  Pourtant tous ces mots ne suffiront pas à lorgner vers le ciel, car ceux qui se passent de Dieu, au fond, donnent gloire à un autre maître, qui forme tout en dedans d’eux sa propre religion. Je dis donc à Céline Bara, que je ne parle pas pour la convaincre, mais qu’on ne me vante plus les mérites de ce cadavre, si rouge et si sanguinolent qui a fait de cette pauvre Russie un territoire ou grouille les serpents. Car elle a beau prétexter autant de fois qu’elle le veut les mérites de cette idéologie, elle ne reste pas moins amnésique des massacres perpétrés. 

 

*Un enterrement à Ornan de Gustave Courbet, 1849

Antoine Carlier Montanari (Commentaire suite à l'article dans Marianne 2, intitulé "Céline Bara: mon passé d'actrice x m'a permis de médiatiser ma campagne législative", article paru le 30/05/2012, commentaire posté sur le site)

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l'observateur du web 04/01/2017 18:10

http://poilagratter.over-blog.net/article-interview-de-celine-bara-par-pag-107799232.html