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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

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 Comme j’aurais bien voulu entendre ce vent traverser mes oreilles pour  porter mon regard à un tout autre horizon,  faire un demi-tour, à l’autre bout duquel ce palais de Venise m’accueillerait sans affres et sans honte. Que veut t’on lui faire en lui imposant tant de mesures détournées ou de formes trop males tournées? D’ailleurs, distinctement de ce qui arrive quotidiennement aujourd’hui et qui finit par faire croire à une partie d’entre nous qu’une apparente cargaison d’objets peut révéler une bien belle démonstration de l’esprit et lui ajouter toute les ramifications de la beauté, dont souvent on dira par-ci par-là, si pieusement et sans rougir qu’une œuvre de cet acabit vaut bien plus que celle qu’elle représente,  donnera à la lumière des siècles futures l’ignoble regard de nos contemporains sur nous mêmes et surtout l’insuffisance d’une caste qui se fait appeler artiste. Si les uns, un jour, ceux du temps passé, pouvaient surgir de leur sépulcres, avec le regard de l’expérience de l’outre tombe, ceux descendus aux enfers surgiront en applaudissant et ceux glorieux devant le soleil prendront acte que l’or ne brille plus par ici. C’est ainsi que notre ami, Urs Fischer, suivant son bon plaisir, happe toute chose, partout, avec un caddie et un porte feuille bien nourri et comme le dur besoin l’oblige toujours à se presser il embauche des collaborateurs pour assembler le tout. L’on dira à ceux qui parlent comme moi, d’aller voir ailleurs,  car ailleurs il ne demeure pas moins le meilleur, du moins nul orgueil pareil à ses œuvres. Ces mots que je peux placer ici et qui tous témoignent de mon désarroi, corrigeant l‘effet que peut avoir ce brouillard obscur sur ma mémoire, plus grave presque car je ne peux les poser où je veux sans qu’ils soient vidé de leur sens ou brûler comme un vulgaire papier. Mais, malgré tout cela, si on accorde à ma pensée un peu de crédit, sans tronquer la valeur de sa réaction, j’en serai heureux du moins pour tous ceux qui s’accordent à l’esprit critique. 

Antoine Carlier Montanari (commentaire suite à l'article paru dans le Point en ligne intitulé " L'ours Fischer", daté du 12/04/2012, et dans le Figaro en ligne intitulé "Urs Fischer, un cérébral en trois dimension" paru le 19/04/2012) commentaire publié dans le Point.

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