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Publié par Alighieridante.over-blog.com

 Pour fêter sa victoire du 7 mai, Emmanuel Macron choisi la pyramide du Louvre comme décorum, beaucoup, à juste titre, avait osé souligner la filiation maçonnique. Certes le symbole était fort, quand on connait les rapports entre cette institution secrète et l’Egypte antique, on peut difficilement échapper à cette conclusion. Pour la petite histoire, le Champs de Mars, aux Invalides, avait été préalablement choisi par le candidat d’en Marche. Pour des raisons de calendrier l’espace lui avait été refusé par Anne Hidalgo, la maire de Paris. Quoi qu’il en soit, ce premier choix est une autre démonstration des références culturelles et historiques de celui que les médias ont surnommé Jupiter. Vous aurez compris, si Mars, dans la mythologie romaine, est le dieu de la guerre, il ne vous aura pas échappé, si vous avez suivi assidûment l’actualité, lors de la venue du président Poutine en France, le 29 mai, le choix du décorum. L’image a fait le tour du monde, Emmanuel Macron et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont traversé la très longue Galerie des Batailles du Château de Versailles juste avant la conférence de presse accordés par les deux présidents aux journalistes du monde entier. Il semble donc qu’Emmanuel Macron use d’un symbolisme guerrier pour introniser son mandat. A partir de là, quel rapport, me diriez-vous, avec le film de Patty Jenkins ? Regardez donc bien la scène d’introduction du film, alors que la caméra se dirige vers la terre, traversant la couche nuageuse, une voix narrative déclare, au moment où la caméra se place, en plongée, à la verticale du sommet de la pyramide du Louvre, une phrase pleine d’ambiguïté : « Seulement plus on s’en approche, plus on voit la grande noirceur qui couve en son sein ». Quand on sait que le film est sorti en France le 7 juin, soit un mois jour pour jour après la victoire à la présidentielle d’Emmanuel Macron, on peut raisonnablement se pencher sur cette prophétie cinématographique, qui, si elle sonne comme une étrange coïncidence, n’en demeure pas moins curieuse ! La réalisatrice a donc précisément choisi la pyramide du Louvre, la référence à l’Egypte antique n’est certainement pas fortuite, les scènes introductives du dernier X-Men (1) et de la Momie avec Tom Cruise (2), démontrent que cette référence sert véritablement de marchepied pour parler d’apocalypse. Depuis Moïse et pharaon, l’Egypte des pyramides incarne en quelque sorte la source du pouvoir occulte. Tout naturellement, la belle amazone de Patty Jenkins devra affronter Arès, qui dans la mythologie grecque est le dieu de la guerre. Pour ma part cette super-héroïne, qui, dans la bataille finale déclare croire en l’amour tout en sortant les griffes et en singeant le Christ en croix, est une supercherie. Depuis les paroles du Christ au jardin de Gethsémani sur l’épée, il est facile de reconnaitre les faux Christs qui prétendent vouloir sauver l’humanité. Pour preuve, jamais Moïse n’a sorti une seule fois l’épée pour faire sortir d’Egypte son peuple et pour vaincre pharaon et son armée, seul Dieu, dans cette affaire-là, a tout réglé.

Antoine Carlier Montanari

(1) X-Men Apocalypse, de Brian Singer,2016

(2) La Momie, d'Alex Kurtzman, 2017

 

 

 On ne peut plus être explicite quant à la carafe d'eau glacée posée sur la table devant le jeune trader. En face de lui, des dirigeants financiers usent d’un chantage afin qu'il se soumette à des exigences économiques. La phrase de Marx, les eaux glacées du calcul égoïste, prend ici toute sa mesure. Juste avant que le financier en chef se lève pour prendre un verre d'eau, la caméra s’attarde précisément sur la paroi de la carafe, laquelle, rempli de glaçons, transpire quelques gouttes d'eau. On ne peut s'empêcher de ressentir la froideur qui caractérise si bien les milieux de la finance. D’ailleurs, au regard des anguilles qui sont ici utilisées un peu plus tard pour  prolonger la vie, le choix de cet animal au sang-froid n’est certainement pas fortuit, on comprendra pourquoi.

Antoine Carlier Montanari 

 

 

 

 Spike Jonze est un réalisateur atypique, singulier et inclassable, sa filmographie reflète parfaitement l’anti conformisme. Son dernier film est une démonstration réussie de la folie numérique. A précisément 1heure 24minutes et 24 secondes, le réalisateur prend soin de former une image subliminale qui associe Théodore, assis sur un muret, à l’écran géant derrière lui qui projette une vidéo avec un rapace prêt à attraper sa proie. Il n’est donc pas difficile de comprendre que cette proie est ici Théodore joué par l’acteur Joaquim Phoenix. Spike Jonze a donc entièrement résumé la morale de son film dans cette seule scène, associé effectivement  l’écran numérique à un prédateur est une manière subtile de faire comprendre des dangers liés à ces nouvelles technologies.

Antoine Carlier Montanari

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