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Publié par Alighieridante.over-blog.com

 Certains trouveront étrange, sans parler de moi, l'attitude de certains pères à porter sur le ventre leur propre progéniture. On n’a qu’à se rappeler le fait que les femmes africaines portent leur enfant en lien serré sur le dos à l’aide d’un pagne, la démarche clarifie la volonté de la mère de garder le contact avec son enfant. Beaucoup ont pu observer, s'ils sont accoutumés du métro parisien, un tel comportement. Cette manière est pourtant bien trop étrangère à notre mode de vie, la méthode semble bien trop contraignante pour l'enfant, la méthode veille d’avantage à la sécurité de l'enfant qu'à son confort, le corps tout entier de l'enfant est maintenu si fortement que l'enfant semble faire partie intégralement de la mère, laissant d’ailleurs à celle-ci les mains libres pour d’autres tâches. Aussi peut-on remarquer aujourd'hui, que les pères qui portent avec une extrême attention leur enfant sur le ventre s'identifient d'avantage à la femme enceinte dont la vue peut également évoquer l'image du kangourou, lequel, en portant ses petits dans une poche ventrale, traduit en quelque sorte un comportement possessif et sur-protecteur, et qui dans le cas de l'homme, apparente d'avantage l'enfant à un animal de compagnie. Ce transfert comportemental féminise l'homme, on peut parler de gestation masculine consciente et revendiquée qui au-delà du caractère émancipateur de la femme, diminue ainsi sa différentiation avec celle-ci. L'époque a déjà affecté une partie des hommes, la lente dégradation des mœurs a inversé les comportements, c'est désormais d'avantage une question de choix que de constitution naturelle. En ce sens, le comportement du père et de la mère s'est parfois inversé de manière si radicale que l'on voit dans des écoles, sous inspiration gouvernementale, des jeunes enfants s'amuser avec des jouets destinés au sexe opposé. Dit-on que c'est à l'enfant que revient le choix de son sexe, en poussant ainsi l'enfant à expérimenter l’autre réglementation sexuelle, dans le même temps on le soustrait au baptême pour lui laisser le choix de ses futures convictions religieuses. Bien évidemment la phrase de Saint Paul sur la chair et l'esprit prend ici véritablement consistance quand on sait comment finissent les âmes qui privilégient la concupiscence. Pour aller un peu plus loin dans cette démarche prenons cet autre exemple qu'est le port du pantalon chez les femmes, celles-ci ont été soumises à un code vestimentaire strictement masculin initié principalement par le célèbre couturier Yves Saint Laurent dont l'homosexualité avérée ne rêvait après tout que de tout masculiniser. Aujourd'hui le pantalon a presque totalement remplacé la jupe chez la femme. On est très loin des jeunes filles en fleur de Proust ou des dames et des demoiselles de Monet qui se pavanaient dans des robes de lin ou de coton blancs dont le soleil n'avait aucune peine à éblouir. La confusion est telle aujourd'hui que certains mâles sont contraints d'augmenter leur masse musculaire en se gravant sur la peau toutes sortes de symboles guerriers afin de souligner leur masculinité. Même là, quelques femmes ont pris ce pli et il n'est pas rare de voir quelques tatouages arborés fièrement par ces donzelles dont la sensibilité est devenue aussi délicate qu'une bacchanale. Ce n'est donc pas pour rien que sous couvert de parité, les corps constitués accueillent en leur sein des femmes qui porteront par ailleurs des uniformes destinés aux hommes. Et pendant ce temps-là, des jeunes cadres dynamiques masculins, bien confortablement assis dans leurs bureaux climatisés, au soir venu, materneront leur progéniture !  Peut-on parler du syndrome de l’hippocampe, l’importance accordée à la coquetterie chez l’homme l’obligera, non seulement à tromper sur la marchandise, mais à simuler, à dissimuler, de sorte que la mise en valeur du corps ne soit plus que le seul objectif de la personnalité !

Antoine Carlier Montanari

 

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