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Publié par Alighieridante.over-blog.com

 Le 13 octobre 1917, à Fatima, le soleil se met à tourner et à danser devant une foule immense, la Vierge apparaît à trois enfants en leur annonçant qu’un châtiment allait s’abattre sur l’humanité. La Vierge prédit à ces mêmes enfants la venue d’une prochaine guerre tandis qu’elle leur montre une vision de l’enfer où les damnés sont punis dans un feu éternel. Quelques années plus tard, en 1945, le bombardement nucléaire sur Nagasaki  carbonisera toute la ville laissant presque entièrement intacte le visage d'une statue de la Vierge. Au Japon, à Akita, le 13 octobre 1973, soit 46 ans plus tard, jour pour jour après les apparitions de Fatima, la Vierge annonce à une jeune carmélite une prophétie toute aussi dévastatrice, " un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l'humanité."  Quand on songe aux deux bombes atomiques qui ont détruits respectivement Hiroshima et Nagasaki on peut sans peine imaginer ce que pourrait-être ce feu tombé du ciel ! Cette résonance concrète des prophéties mariales est pourtant une combinaison de la menace technologique avec les forces nihilistes dont Nietzsche nous parlait dans son Antéchrist. Réellement  le communisme, le socialisme et le libéralisme offrent des possibilités d’anéantissement planétaire que seule l’alternative évangélique pouvait empêcher par son crédo de non-violence, lequel est primordial pour une humanité qui a désormais les moyens technique de tout détruire. Par conséquent l’abolition du christianisme politique par ces feux idéologiques permettra inévitablement la domination de loi du talion dont l’immense réservoir formé à la fois par le communisme asiatique et l’islamisme moyen oriental précipitera le monde dans un chaos moral, politique, culturel, économique et militaire. Le Bellum Omnium Contra Omnes, « la guerre de tous contre tous », qui est le slogan administratif des bureaux de bienfaisance de l’oligarchie occidentale libérale, prospère comme un nouvel évangile.  Le marché applique cette règle à la lettre et avec une telle obséquiosité qu’il ne faudra pas attendre trop longtemps pour voir poindre des administrateurs gonflés à bloc prôner la libéralisation globale du péché afin de créer de nouvelles parts de marchés. Dans cet état on peut aisément comprendre les paroles du cardinal Fornari lorsqu’il parle de l’apparition de la Salette (1) : « Nous avons dans la religion, tout ce qu’il faut pour la conversion des pécheurs et quand le Ciel emploie de tels moyens, il faut que le mal soit bien grand ! ». Aussi quand en Angleterre, le 14 juin, un immeuble en feu va ôter la vie à 79 personnes et que quelques jours plus tard, le 25 juin, au Pakistan, un camion-citerne en feu va tuer 190 personnes, on peut se poser des questions quant à la nature symbolique de ces feux spectaculaires. Cet entassement des faits n’est pourtant pas sans intérêt quand on sait qu’un feu de forêt géant, le 17 et 18 juin, au Portugal, le plus meurtrier de son histoire, va faire 62 morts. Dans l’année du centenaire de Fatima, dans ce même pays, cet événement comme les autres par ailleurs, contiennent en eux-mêmes une résonance eschatologique intéressante. En effet, en lisant Le Monde du 23 juin (2), un article pleine page signé Patricia Jolly, raconte la tragédie qui a frappé le Portugal. La journaliste sous-titre un de ses paragraphes, « L’ENFER SUR TERRE », des mots prononcés par une survivante nommée Fatima Augusto et qui rappelle bien entendu le passage où la Vierge montre aux enfants de Fatima justement une vision de l’enfer. La survivante témoigne de l’ardeur des flammes, c’étaient des langues géantes, des tourbillons, comme des tornades de feu qui venaient de partout. Fatima ajoute que c’était l’enfer sur Terre. Notez bien le « T » majuscule sur Terre, c’est l’humanité qui est ici évoquée, quand on sait que ces mots proviennent de la bouche d’une dame qui porte le même prénom que le lieu de l’apparition, on aurait tort de croire que tout ceci est fortuit. Sans le savoir, la journaliste du Monde a donc subtilement évoqué les prophéties de la Vierge à Fatima. Cette étrange coïncidence ne s’arrête pourtant pas là, sur la page de derrière, une étonnante représentation de l’annonciation de David Hochney d’après Fra Angelico relie subtilement les deux articles. La Vierge écoutant l’ange Gabriel fait écho à l’apparition mariale de Fatima puisque c’est respectivement un ange et la Vierge qui apparurent aux petits enfants.

Antoine Carlier Montanari

 

(1) Léon Bloy, Le symbolisme de l’Apparition

(2) Le Monde, 23/06/2017, Les cendres de la route nationale 236, article de Patricia Jolly

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