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Publié par Alighieridante.over-blog.com

 Le résultat du premier tour vérifie pleinement la thèse d'Edward Bernays sur la propagande. La victoire au premier tour d'Emmanuel Macron est assez démonstrative des mécanismes de contrôle des masses, l'exemple aurait très bien pu figurer dans le livre de Bernays sur la question. Le protégé d'Attali a bénéficié d’une large couverture médiatique dont les déplacements de perspectives ont simulé un changement d’orientation sérieux. Son cursus rappelle étrangement celui de Georges Pompidou, par conséquent certains rêvent déjà des profits qu’ils pourront faire quand il sera à la manœuvre. La petite phrase du Pape sur Macron (1), en revenant du Caire, en dit peut-être long sur le personnage. Si donc Emmanuel Macron profite largement du soutien de la classe médiatique et politique ainsi que de celle du showbiz, l’homme fait partie, en toute logique, du système. L’événement que représente Macron tient au seul fait de la fabrication du consentement, la méthode est la même qu'en 1917 lorsque le président Wilson demande à Bernays de changer l'opinion publique en faveur de l'entrée en guerre des États-Unis. Objectivement Emmanuel Macron est d'avantage le produit du Capital que de la politique, et s'il a bénéficié, dans cette affaire-là, des parrainages d'Alain Minc et de Jacques Attali, il n'en demeure pas moins un produit financier à très haute valeur ajouté. Emmanuel Macron se situe en réalité sur un créneau qui n'avait jamais auparavant été clairement occupé politiquement, il revendique la libéralisation tout azimut des forces spéculatives et se charge de s'occuper de la question sociale avec les sociaux traîtres de syndicats. Cette armée de réserve du Capital est le cheval de Troie de la finance, pour ainsi dire le soutient passif des représentants syndicaux au candidat de la banque est véritablement un acte de haute trahison à la classe ouvrière. Cette forme de sacrifice est entièrement profitable au Capital, le stress provoqué par l’antiracisme castre véritablement cette communauté d'ouvriers privilégiés qui n’a jamais pu incarner le prolétariat. Ce coup de maître de l'oligarchie est du même acabit que l'affaire Carpentras sous Mitterrand. Systématiquement la gauche trahit l'idée nationale et cette collaboration avec le Capital constitue un exemple réussi du principe de Karpman dans lequel le bourreau est toujours le patriote chrétien. On ne va pas ici évoquer les affres de la seconde guerre mondiale mais il faut toutefois rappeler que l'européen c'était Hitler et que le nationaliste c'était de Gaulle (2). En fait, l’idée européenne c’est l’idée de la collaboration, la collaboration « positive », intégrale, intransigeante et jalouse.  La lecture des ouvrages de Bernard Bruneteau sur la collaboration nous explique la nouvelle Europe dessinée par Hitler, qui socialiste athée et nationaliste colonial, rêvait de réunir sous un même drapeau les nations européennes. Les connivences d’Hubert Beuve-Mery, le fondateur du Monde, avec cette vision germanique nous permet de comprendre pourquoi de Gaulle a surnommé ce journal l'immonde. Aujourd'hui, sous l'égide de Pierre Berger, le Monde a fait allégeance à travers Macron, à la haute oligarchie Bruxelloise qui bien que revêtu démocratique forme en réalité un gouvernement impérial. Le refus, en 2005 de la constitution européenne par les français et les néerlandais, le Brexit et le « non » des italiens au sous chancelier Renzi témoignent d'une inaccoutumance à la construction européenne, évidemment les oligarques bruxellois placent l’Europe en premier, en tant qu’unique vérité importante, reléguant en arrière toutes les autres considérations qui n’iraient pas dans ce sens. Ce super monothéisme est le point de départ du nouvel ordre mondial, sur l’échiquier géographique, je le rappelle, l’Europe est au centre, la France d’avantage, c’est un peu là que doit se placer le futur gouvernement mondial. En ce sens Emmanuel Macron témoigne de cette évolution collaborationniste de type Babélienne dont le genre humain dans son ensemble est voué à s’unifier derrière la banque. La crise de 2008 n’a fait que révéler la détermination des oligarques pour sauver l’économie spéculative qui bien que masqué par des discours savants ont formé une superstructure autour de la banque mondiale qui de par sa nature et surtout depuis le Veau d’Or au Sinaï est toujours le signe d’un effondrement moral. Sociologiquement les électeurs de Macron sont des banquiers, des traders, des hommes d'affaires, des salariés de start up qui peuplent essentiellement les centres des grandes villes. Pour preuve les expatriés français vivant au cœur de New York et de Hong Kong ont massivement voté pour lui, avec un résultat avoisinant les 50%. Cette néo-bourgeoisie, voisine de l’oligarchie, que l’on peut qualifier de Francs-maçons sans tablier, est prête, pour résoudre définitivement le problème, à génocider intellectuellement les patriotes. Bien entendu la méthode passe par la dénonciation auprès des organes collaborationnistes à la finance et à la justice mondialisée. L’innovation Macron est donc l’expression d’une manœuvre ambitieuse, qui, grâce notamment à son adversaire politique incarné par Marine Le Pen, permet d’être mise en évidence. Pour résumer il suffit d’écouter respectivement Alain Minc et François Henrot (3) pour comprendre qu’Emmanuel Macron appliquent les techniques de manipulation de l’opinion, lesquelles je le rappelle, ont été théorisées par Edward Bernays.

 

Antoine Carlier Montanari

 

 

(1) «Des deux candidats politiques, je ne connais pas l'histoire. Je sais que l'un représente la droite forte mais l'autre, vraiment je ne sais pas qui il  est»Le pape François

(2) Pierre-Yves Rougeyron citant Alain Finkelkraut

(3) Directeur à Rotschild 

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