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Publié par Alighieridante.over-blog.com

 La créature de Giger, plus précisément le facehugger, est en quelque sorte une représentation de l'organe sexuel féminin. Or sur un mode fonctionnel, ce même organe a le même usage que l’organe masculin et qui sans être phallique possède tout de même deux parties ressemblant étrangement à des testicules. Cette particularité se retrouve d'ailleurs déployée dans toute la biologie Gigerienne, en effet il semble que Giger ait créé un univers essentiellement féminin. Le Facehugger a toute les caractéristiques, lorsqu'il se déploie en s'autant au visage de sa proie, d'un vagin excité. Inévitablement l'artiste a déployé un règne étrange où le sexe dit faible a sa part de supériorité, la manière de procréer de cette créature demeure très subversive dans la mesure qu'elle a exclu toute masculinité. En fait l’estomac de la proie sert de chambre d’exploitation, de gestation et même d’incubation qui comme l’utérus chez la femme peut servir de local approprié comme il est convenu par les promoteurs de la GPA. La stratégie mortifère de cette bête tire effectivement son origine de la sémantique marxiste quand celle-ci critique les effets néfastes du Capital sur le mental. L’aliénation dont parle Marx se retrouve largement déployé par le réalisateur dont les réalisations sont managées comme autant de spots publicitaires pour promouvoir toutes les dérives libertaires sexuelles. A vrai dire Ridley Scott accumule les mêmes revendications subversives que celles de Pierre Berger. Pour eux la forme la plus absolue de la liberté passe par l’accouplement tout azimut des espèces vivantes entre elles, tout y passe, sans réserve, l’homosexualité, la transsexualité, le transhumanisme, les pires recettes sont catapultées à coups de slogans psychothérapiques. Dès lors les ultras féministes incarnées par des Femens (1) hyper excitées viendront en propagandistes visibles, hurler, sous le haut patronage de Lilith, des incantations blasphématoires contre les pouvoirs monothéistes qui prônent la culture de vie. Vous comprenez pourquoi la combinaison d’une héroïne comme Sigourney Weaver et d’une reine Xenomorphe forment l’arc cathartique d’un drame exclusivement féminin où l’homme joue seulement le rôle de mère porteuse ! Lilith (2), la femme serpent, qui en réalité inspire chez les féministes le pouvoir matriarcal absolu, triomphant, qui singe tous les attributs de la paternité, trouve ici sa résonance dans la reine, laquelle offre toute les conditions respectives du démon sexuel. Toute sa nature s'adonne imperturbablement à disposer de la vie d'autrui pour sa propre survie. Raison pour laquelle la naissance de ces créatures est un moment particulier, monstrueux, fortement chargé d'une symbolique phallique dont la scène de la mise au monde a tout du caractère éjaculatoire. L’organe sexuel masculin est ainsi amalgamé au sang et à la mort, et qui lorsqu’on franchit la surinterprétation, incarne en quelque sorte le conflit érotique, le viol. D’ailleurs dans le second opus, réalisé par James Cameron, Ellen Ripley rêve que ce même Alien lui perce le thorax. Le symbolisme sexuel est assez manifeste, la femme est consciente de cette éventuelle orientation masculine qui le pousse au viol. C'est ce moment précis particulièrement dérangeant puisqu’il rappelle inconsciemment une pénétration vaginale. En somme, il existe une fascination nocive qui pousse Giger à instiller un sentiment de méfiance vis-à-vis de la femme, qui elle-même a ce même sentiment de méfiance vis-à-vis de l'homme. Sans doute que les deux systèmes génitaux sont ici apparentés à des armes de guerre, à la fois lubrique, sadique et même répugnant, dont le mode de procréation rappelle le viol. C’est certain, cette féminité remet sérieusement en cause la virilité masculine qui à l’évidence depuis la faute originelle est sensible au pouvoir castrateur de la femme. Depuis ce constat, la critique de la GPA trouve ici une résonance toute particulière, on peut soupçonner comme on l’a vu plus haut, l’angle de la procréation assistée sous couverture du grand Capital. Pour preuve, dans le quatrième opus, réalisé par Jean Pierre Jeunet, ces cobayes humains qui sont transportés dans un vaisseau militaire, ne savent apparemment pas qu'ils sont des incubateurs naturels. Tout naturellement le complexe industrialo militaire a déjà projeté les énormes profits que pourra constituer cette gestation pour autrui. L’Alien serait donc l’image idéale du Capital, agressif, froid, tel un acide qui dévore tout. La critique du Capital par Marx et génialement repris par Francis Cousin ne fait pas de doute quant à l’usage presque abusif du  mot aliénation par l’auteur des manuscrits de 1844.

Antoine Carlier Montanari

 

(1) Groupe féministe fondé en2008

(2) Démon féminin

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Angeline 23/05/2017 21:05

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog (cliquez sur pseudo) merci