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Publié par Alighieridante.over-blog.com

 

 Vous ne pouvez pas parler d’Alain Soral sans parler de Michel Clouscard, le sociologue forme incontestablement l’axe critique d’Alain Soral. Son axiome, à gauche du travail et à droite des valeurs fait de lui la thèse réussie du christianisme politique. Ses ennemis l’accusent de révisionnisme et d’antisémitisme, alors qu’en même temps, ces mêmes ennemis, bras dans les bras, descendent dans la rue pour défendre le droit au blasphème de Charlie Hebdo. Alain Soral est un révélateur des mécanismes du pouvoir, il fait sortir les loups de leur tanière et met au grand jour des forces jusqu’alors invisibles. Son livre Comprendre l’empire est en quelque sorte un manuel de survie politique, il s’inscrit dans la continuité du Prince de Machiavel ou même Propaganda d’Edward Bernays. Quelques juifs forment avec lui un cercle de réflexions, des écrivains catholiques, des musulmans, des athées, des sportifs, des musiciens, des intellectuels, des autoentrepreneurs et des fermiers ont rejoint cette sorte de collectivité indépendante qui s’apparente d’avantage à un réseau de résistance par l’éducation et la réappropriation du savoir. Dans cette histoire-là, la situation d’Alain Soral ainsi que celle de son comparse Dieudonné ressemble étrangement à celle des écrivains florentins Dante et Machiavel qui furent d’ailleurs condamnés pour leurs opinions. Je n’irais pas pousser la comparaison sur le talent littéraire de notre français avec les deux italiens, mais ce qui est certain c’est que sa verve est toute aussi efficace. On sait ce qu’il en advint, à moins qu’il ne finisse comme Vercingétorix, l’esprit français qui l’anime aura fait de lui une branche solide de cette nation qui devint chrétienne par le baptême de Clovis.

 

Antoine Carlier Montanari

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