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Publié par Alighieridante.over-blog.com

           

 Il y a trois catégories de personnes qui ne croient pas en Dieu, les réductionnistes, les matérialistes et les fidéistes (1). Chacune de ces catégories pensent que la science ne peut démontrer l’existence de Dieu, ainsi, ils considèrent Dieu comme une simple vision de l’esprit, voir du cœur. Mais c’est donner aussi à la science beaucoup trop de pouvoir, car par le seul usage de la science ils ne peuvent répondre à la simple question de Leibniz, pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien ? On devrait être prudent quant on use d’un tel mécanisme d’analyse, comme on vient de le voir, la science les empêche bien de répondre à une simple question. A partir de là, on ne peut compter sur la seule science pour tout expliquer, ainsi, en ce sens, l’esprit qui en use exclusivement se coupera d’une part de la vérité. Réellement, nos cinq sens ne peuvent par eux-mêmes observer par exemple des champs de force, les rayons gamma, les ondes wifi ou les courants magnétiques, et non pas qu’ils ne peuvent pas être mesuré par quelques instruments fabriqués dans ce but là, mais parce qu’ils sont réellement inobservables de par leur nature. De même, l’air demeure invisible et seuls nos poumons nous en indique la substance, car bien que réel, l’air ne se laisse ni voir, ni toucher, ni entendre, ni même sentir. En ce sens, pour le reste de l’univers qui n’en a pas l’usage, l’air n’a donc aucune existence. Egalement, si le froid et le chaud ne se laissent voir que par leurs seuls effets sur la matière visible, la thèse affirmant que rien n’existe en dehors de la matière ne peut être affirmée qu’en excluant les choses invisibles qui n’ont aucun effet sur la matière visible. Ce dogme a pour seul objectif de cantonner la raison à la seule présence de la matière. En matière de possibilité, la foi est donc nécessaire pour commencer à envisager ce qui ne peut être atteint par les cinq sens, la thèse dîtes, si elle se dit raisonnable, devra affirmer qu’elle est dans l’incapacité de tout analyser si elle n’envisage pas plus que ce qu’elle peut mesurer. La thèse complète démontrera par la révélation qu’il existe plus que la matière. L’incursion divine est à elle seule suffisamment éloquente pour l’esprit honnête, le Louvre, par exemple, est une démonstration impressionnante de l’histoire de la révélation. Après sa visite on ne peut pas dire que les chefs d’œuvres qui parsèment par milliers le plus grand musée du monde, soient simplement le fruit de quelques illuminés. Il y a parmi eux Léonard de Vinci, Le Caravage, Raphaël, Pontormo, Tintoret, Titien, Véronèse, Poussin, Delacroix, Van Eyck, Rubens, Rembrandt ou encore le Greco. Tous ces maîtres et bien d’autres encore dont le nom a plus qu’honorer le grand art, ont affirmé, en peignant toutes ces œuvres, la foi qui était la leur. On peut même dire, s’ils sont des références que l’on étudie dans les écoles, que l’on cite dans les débats et que l’on retient pour parfaire ses connaissances, ils sont également des esprits que la révélation a convaincu et inspiré. Tout comme les saints et les saintes qui sillonnent le calendrier, la foi engendrée par la Sainte Bible a façonné leur existence de manière si radicale qu’ils sont devenus des exemples visibles de la révélation évangélique. De même, les nombreuses apparitions mariales devraient suffire à orienter les débats, le réalisateur français Pierre Barnérias s’est lui interrogé sur ce phénomène planétaire qui en plus des messages prophétiques annoncées par la Vierge Marie, les malades guérissent et les miracles abondent lorsque les pèlerins viennent prier la Mère du Christ. Que ce soit à Lourdes en France, à Fatima au Portugal, à Garabandal en Espagne, à Guadalupe au Mexique, à Medugorje en Bosnie-Herzégovine ou encore Akita au Japon, ces lieux brassent par millions des personnes de toutes couleurs, de tous âges, de toutes classes sociales. On est véritablement en présence d’un phénomène extraordinaire à l’échelle mondiale qui mériterait que l’on s’y penche sérieusement. Il faudra dire aussi qu’il n’existe aucune équivalence dans les autres religions, cette intervention du sacré chez les hommes est de nature à provoquer l’émoi si l’on daigne honnêtement et sans préjuger accorder quelque attention. C’est là qu’on voit véritablement la mauvaise foi des hommes de média, des hommes de science et des politiques, à se demander de quoi ils ont peur en ne pas voulant voir ce qu’il en est réellement. Car malgré le témoignage nettement positif d’observateurs plus que compétents, il n’est laissé aucune place pour les faits dits «miraculeux », les préoccupations du moment sont d’avantage tournées sur des sujets plus futiles et de moindre valeur, on accorde indiscutablement beaucoup d’attention à des préoccupations très mondaines. Il en résulte une incroyable volonté d’ignorer le surnaturel et ses effets, pourtant toute cette incursion du divin suppose manifestement que la source qui en est la cause n’échappe pas au même principe qui nous fait connaitre l’air, le froid ou le chaud.

 La thèse qui s’inspire de la révélation sera dite supérieure parce qu’elle tiendra compte d’une toute autre forme de connaissance, instruite par une succession de faits relatés dans la Bible. Ainsi, en suivant le processus qui mène à comprendre comment l’invisible devient visible, la révélation judéo-chrétienne agit de la même manière sur la matière visible, c’est-à-dire sur l’homme, que l’air, le froid et le chaud par exemple. Ignorer la révélation et ses effets sur les peuples, c’est tout autant affirmer que l’air, le froid et le chaud n’existent pas ! A cela, il ne reste, pour un grand nombre, que l’esprit d’aventure ou de curiosité pour s’employer à extraire quelques dividendes de la révélation. Pour eux, il existe une affirmation élogieuse, dont l’auteur ne fut pas moins éminent, et qui serait bon de réaffirmer avant de rejeter définitivement Dieu: « Mais avant d’aller plus loin, je veux marquer ici expressément (quoique je l’aie déjà fait) l’utilité et la nécessité de la Sainte Ecriture ou de la révélation, que j’estime très grandes ; car, puisque nous ne pouvons, par le seul recours de la lumière naturelle, comprendre que la simple obéissance soit la voie du salut, puisque la révélation seule nous apprend que cela se fait par une grâce de Dieu toute particulière que la raison ne peut atteindre, il s’ensuit que l’Ecriture a apporté une bien grande consolation aux mortels. Tous les hommes, en effet, peuvent obéir ; mais il y en a bien peu, si vous les comparez à tout le genre humain, qui acquièrent la vertu en ne suivant que la direction de la raison, à ce point que, sans le témoignage de l’Ecriture, nous douterions presque du salut de tout le genre humain. » (2)

Antoine Carlier Montanari

 

  1. Frédéric Guillard, Dieu Existe
  2. Spinoza Traité théologico-politique, Ch.xv, p 551-552

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