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Publié par Alighieridante.over-blog.com

               

 Monsieur Le Clézio fait parti de cet ensemble instrumental qui criarde la même musique intempestive quand le parti de Marine Le Pen élève la voix. Cette sempiternelle pleureuse me dérange, m'accable aussi, c'est surtout son humeur prétentieuse qui augmente en moi le désir de riposte. Ce trouble psychologique, que je qualifierai d'humaniste, pacifiste, altruiste et tous ces mots en iste propice à l'harmonie socialiste, reste pour moi l'instrument des parasites mondialistes, ces castes infantiles et immatures qui contaminent sans grandes difficultés les esprits tièdes. C'est cela que monsieur Le Clézio ne supporte pas, l'émancipation des sédentaires de la doctrine aérienne et sans frontières fondée par cette religion artificielle qu'est le libéralisme moral. Bien-sûr qu'il ne comprend pas les français, son dégagement géographique le dispose à jouir d'une autre vie que celle imposée à ces derniers. Le cri de l'écrivain, son humeur indignée et sa verve batailleuse qui sortent soigneusement de sa gorge sonnent comme l'acteur de théâtre qui pleure la mort de sa bien aimée, voilà l'artifice cathartique. Son universalité humanitaire insubstantielle des dures lois naturelles, oblige allègrement le vivre ensemble et n'affirme rien d'autre que l'adoration de l'ivresse. Ce n'est pas le monde réel qui rythmiquement cadence l'esprit de Le Clézio; ni la souffrance, ni la douleur, ni la mort rappellent à l'ordre l'auteur voyageur. La guerre substantielle à la nature humaine et de celle de la nature elle même (1) nous pousse à incurver certaines décisions morales, certains hommes, certains peuples sont mauvais, c'est être dangereux pour soi et pour les autres que de l'omettre. C'est donc l'âge de l'enfant pour Le Clézio, les hommes meurent pour de faux, le lion ne mange pas l'antilope, peut-être faudrait-il y ajouter des gazouillements d'oiseaux, les corps à corps ne sont que naturels, sinon innocents, du moins joyeux et plein d'allégresse. L'élan aventurier de notre écrivain, sa naturelle naïveté et sa merveilleuse vision du monde, dans cette période explosive, ne peuvent nourrir que des récits sur des pages de papier. L'histoire est toujours violente, les grandes idées ont été crucifiées pour y être exemplaires, accepter la tragédie c'est là la véritable compréhension du monde. Tout naturellement il faut de la virilité intellectuelle pour dire cela, pour oser dire comme Marine Le Pen et Michel Houellebecq que les autres peuvent être dangereux! Car dire " je ne trouve pas ça correct de dire qu'il faut avoir peur de l'islam.", c'est oublier les décapitations en masse des chrétiens, les nombreuses exactions commises contre les populations civiles, le terrorisme et la charia! Problème difficile à résoudre, comment faut-il dire les choses sans brusquer les consciences. Voilà l'atrophie verbale de Le Clézio, parole d'enfant et non d'homme, faites un vœux, je suis pour la paix dans le monde, et pour cela nous avons la géniale idée de retirer les frontières, les portes et les fenêtres des maisons, les enclos et les barrières. Bien entendu il faudra aussi amenuiser les frontières naturelles, injustifiables et qui manquent bien de rapprocher les hommes entre eux. Il faudra aussi veiller à ce que les requins puissent accéder librement aux lacs et aux fleuves, que les serpents puissent atteindre librement les airs et dire à l'araignée de ne plus tisser sa toile. La grande idée humaniste est de rapprocher les hommes, par vague, par quantité indéfinissable et de retirer au pays les bénéfices de ses frontières et de son armée que le nombre de guerre a permis d'établir afin d'y garantir durablement la paix (2). Cette évidence n'a d'ailleurs pas échappé au peuple juif qui comme tous les autres peuples lui a permis de vivre libre et en sécurité. Israël témoigne de cette volonté des hommes à témoigner de leur singularité, Golda Meir (3), premier ministre, nationaliste convaincu a su préserver le foyer familial juif. Cette femme exceptionnelle que Ben Gourion qualifiait de seul homme du gouvernement a semble t-il la même volonté que Marine Le Pen. Il me semble que dire cela semble être en ces temps un concept dépassé et même inacceptable, la nation n'est rien d'autre qu'une petite étendue que les hommes se sont appropriée avec aucune autre pensée que des intérêts égoïstes. Le Clézio n'aime pas les quadrillages, les lignes et les formes géométriques qui distinguent les surfaces les unes des autres, on peut prolonger et dire également qu'il n'aime pas les lignes blanches qui séparent les sens de circulation sur les routes ou encore les points à la fin d'une ligne, la virgule peut-être mais je n'en suis plus si sûr. Le monde n'est pas redevenu le paradis perdu il est plutôt partagé en beaucoup de catégories, comme d'ailleurs les rayons d'un supermarché où on s'applique soigneusement à séparer les yaourts natures des yaourts aux fruits, des vins rouges des vins blancs, des papiers toilettes des kleenex, des chocolats blancs des chocolats noirs, surtout pas d'amalgames entre les bordeaux, ni même entre les tomates bio et industrielles. Le Clézio n'a pas la même espèce humaine en lui, elle est beaucoup plus enrichie, surtout en amour et en miséricorde, elle est parfaite et nuit à personne, sa vision sur le sujet est toute aussi visionnaire que celle du bétail, l'expérience des âges n'a pas d'effet, il n'est pas désorienté par les massacres de ses proches, il reste préparé pour le plat suivant. C'est pourquoi il avoue si aisément "On ferme l'Europe à l'Afrique, l'Orient, l'Amérique Latine, et on se referme sur nous". Pour ma part je ne lui confierai pas le pouvoir ni même un poste frontière et encore moins les clés de mon appartement, je ne sais pas comment c'est chez lui mais je ne serai pas étonné qu'il y ait des portes et des fenêtres.

Antoine Carlier Montanari (commentaire suite à l'avis de l'écrivain sur la montée du Front National)

 

(1) Jünger. La guerre est loi de la nature

(2) Descartes. La Méthode

(3) Claude -Catherine Kiejman. Golda Meir

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