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Publié par AntoineCarlierMontanari.over-blog.com

 

 

 Ainsi ils se posent la question, distinctement, non pas tout à fait, timidement plutôt, cette correction des marchés ils l'attendent, voyez-vous les marchés sont trop hauts et ils le savent, ici, dans l'article ils parlent d'une baisse d'ampleur. Cette manière de dire les choses c'est éviter de parler de krach boursier, celui-ci serait évidemment bien plus meurtrier que les précédants puisque tout le système a été fragilisé par toutes les crise précédentes. Vous voyez, la France s'agite, le chômage augmente ainsi que la pauvreté, les guerres civiles se multiplient ainsi que les troubles sociaux et les tensions internationales. Cette arrogante forme des marchés empèche bien les politiques d'appliquer les réformes nécessaire au système financier et spéculatif qui est en train d'engendrer la plus grosse des bulles. Qu'ils soient honteux donc tous ces spéculateurs derrière leurs machines, où ils voient d'un coup d'oeil toute la richesse du monde. Tous les siècles précédents réunis n'ont jamais autant proposé d'argent, car ce siècle peut imprimer autant de monnaie qu'il le désire. Ne peut-on pourtant point comprendre que lorsqu'un si petit nombre possède une si grande richesse, les effets ne peuvent être que dévastateur chez ceux justement qui n'en profitent pas? Mais alors, pourquoi l'ordre et la justice ne rétablissent-elle pas l'équilibre, qu'est donc devenu leur autorité et qui donc alors s'est chargé de leur l'a enlever? Ils sont donc coupables les politiques d'avoir laissé à ces financiers toutes les affaires du monde. L'évolution haussière des marchés demeure inquiétante, c'est seulement dans ce cycle qu'elle le demeure, l'économie réelle n'étant pas prise en compte, les experts comprennent que quelque chose ne va pas. Pourtant ils ne peuvent pas ignorer le rôle des grandes banques centrales dans cet état de faits, au fur et à mesure que la crise avance elles fournissent en liquidité tout le système financier. C'est une dévastation totale qui sous couvert d'indices boursiers en pleine forme, entraine chaque jour l'appauvrissement des populations. Cette nouvelle histoire du monde joue bien à l'apprenti sorcier, et si plus personne ne se demande où est passé le sorcier, l'apprenti quand à lui a déjà formé d'autres apprentis. Et les peuples, toutes classes sociales confondues, font mine de ne rien voir, dominés encore par des rêveries et un affectif hors norme, ils acceptent volontiers qu'on leur parle d'avantage de la coupe du monde que des guerres qui menacent d'un grand incendie. Rien ne semble leur faire perdre l'optimisme, quand on voit par exemple q'un match national peut attirer jusqu'à 16 millions de téléspéctateurs, on peut croire que le rôle du ballon rond exerce une redoutable attraction. On peut dire aussi qu'il a le même effet que la bourse sur les économistes, ceci les empéchant bien de voir l'état réel du monde. Tout ceci n'est qu'un attrape nigaud, et les futurs historiens ne pourront éviter de commenter l'aveuglement des peuples, surtout des hommes de hautes cultures qui n'auront rien entendu des secousses qui ont prévenu de la grande ruine. Cet aveuglement spirituel ne tient qu'à cet orgueil qui n'a d'autre soutient que lui-même, pour lui-même autant d'arrogance qui entraine l'amour du " je" et la certitude que les épreuves n'arrivent qu'aux autres. Que diront-ils pour leur défense sinon que leur raison ne s'est pas exercée convenablement, mais c'est bien maigre,  n'ont-ils pas eu eux justement, accès aux bibliothèques, aux musées, aux conférences, aux cinémas, aux théatres et à tous ces médias qui diffusent gratuitement l'information? L'absence de projection ou d'altérité dans ceux qui souffrent le plus empèchent le "je" de s'épanouir dans le "nous", il vaudrait mieux être alors comme ces soldats dont les balafres et les cicatrices qui demeurent sur la peau remémorent à chaque vision les évènements qui y sont liés. Leurs seules présences pourront à elles seules de ne point ignorer ou de prendre à la légère les effets de la guerre. Si les krachs de 1929 et de 2008 pouvaient avoir laissées de telles empreintes sur le corpus financier, les dérives actuelles n'auraient pas lieux. Au regard de tous les évènements qui déséquilibrent la paix, cette situation est normale vous dira-t-on, Luc Ferry dans son article "Le nouvel opium du peuple" fait le même constat, et les ténèbres dans lesquelles sont plongés les peuples menacent maintenant ceux qui oseraient constater tout autre chose. L'on connait désormais mieux certains rouages psychologiques de la nature humaine pour savoir qu'elle est un jouet bien fragile pour l'imagination, il suffit de considérer l'impacte d'une maladie sur le mental. On cède si facilement aux doutes et à toutes ces suggestions trompeuses sur l'avenir, l'action du réel saura donc rappeler aux aveugles les véritables priorités mais à ce moment-là il sera peut-être trop tard pour réagir! 


Antoine Carlier Montanari (Commentaire Suite à l'article sur le site de Paru Boursorama Intitulé "Sommes-nous à la Vieille D'Une la Baisse D'ampleur Sur Les actions?" Daté du 15/06/2014)

* Article Paru Dans Le Figaro, le 15/06/2014

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